À Venette dans l'Oise, ils recyclent les bâches publicitaires des événements annulés en raison de la Covid en trousses

Faute de pouvoir organiser un vide-dressing en raison de la crise sanitaire, un couple a décidé de recycler la bâche publicitaire qui annonçait l'événement en trousses. Celles-ci, une fois vendues, serviront à financer un composteur pour leur commune.

À Venette dans l'Oise Swann Bergeron et Yoan Martin on eu l'idée de recycler les bâches publicitaires en trousses
À Venette dans l'Oise Swann Bergeron et Yoan Martin on eu l'idée de recycler les bâches publicitaires en trousses © Florie Castaingts / FTV

En un mois, Swann et Yoan n'ont pas chômé ! Faute de pouvoir organiser un vide-dressing à Venette dans l'Oise à cause de la crise sanitaire, ils ont décidé de recycler la bâche publicitaire qui annonçait l'événement en trousses.

"On s'est retrouvé avec une bâche que l'on ne pouvait pas recycler et Yoan s'est dit : si on en faisait quelque chose, cela pourrait être un essai, raconte Swann Bergeron. Vu que le monde associatif est un peu au ralenti, on ne peut pas créer d'événement alors dans ce cas-là faisons des ventes via cette bâche."

Après un premier essai concluant, le couple a lancé un appel auprès d'autres entreprises pour recycler également leurs bâches. Au total, une cinquantaine de trousses ont été réalisées. Un beau défi pour Yoan, commercial dans la communication, qui a tout appris sur le tas. "La couture, c'est tout nouveau pour moi, j'ai appris en une semaine", confie-t-il. 

Le composteur déjà financé de moitié

Les trousses sont vendues 5 euros dans une agence immobilière de la commune, mais aussi quelques boutiques de décoration et une boulangerie. "Ça part relativement bien, affirme la boulangère. Mais il faut les proposer, expliquer aux clients le principe."

Car les ventes de ces trousses ont un objectif précis : financer l'achat d'un composteur pour les habitants de Venette. Une initiative que le maire ne pouvait pas refuser. Il a même des idées pour la suite. "On va commencer à mettre cela en place avec la boîte à dons et puis on va voir comment cela se passe, comment les gens réagissent", indique le maire, Romuald Seels. 

Pour le moment, le projet est bien parti. Pour acheter le composteur, il faut compter 250 euros. Avec la vente des trousses, en un mois la moitié de la somme est déjà atteinte. 

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