Laurence Rossignol et plus de 160 élus des Hauts-de-France refusent de soutenir Gérald Darmanin

La sénatrice socialiste de l’Oise est à l’initiative d’une tribune publiée mercredi 29 juillet sur Médiapart. Laurence Rossignol et plus de 160 élus des Hauts-de-France y témoignent leur refus de soutenir l’actuel ministre de l’Intérieur visé par une plainte pour viol.
 
La sénatrice de l'Oise Laurence Rossignol a été ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes sous François Hollande.
La sénatrice de l'Oise Laurence Rossignol a été ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes sous François Hollande. © KENZO TRIBOUILLARD / AFP
La nomination de Gérald Darmanin comme ministre de l’Intérieur n’a pas fini de diviser. Visé par une plainte pour viol et pointé du doigt par les associations féministes, ce dernier avait reçu le soutien de nombreux élus des Hauts-de-France, le 20 juillet dernier. Neuf jours plus tard, c’est au tour de Laurence Rossignol et de plus de 160 élus de la région de faire entendre un tout autre discours.
 

Dans une tribune postée sur le site de Médiapart, la sénatrice de l’Oise et les signataires -des élus majoritairement issus de la gauche- dévoilent une position ferme et sans équivoque posée dès le titre : "Nous sommes pour la présomption d’innocence, mais nous n’apportons pas notre soutien à Gérald Darmanin."

 

L'actuel ministre de l'Intérieur a été mis en cause à deux reprises par des femmes qui relatent des relations sexuelles obtenues par des promesses d’intervention à l’occasion de demandes formulées auprès de Monsieur Darmanin. À cette étape, et dans l’affaire toujours couverte par une enquête préliminaire, les relations sexuelles ne semblent pas contestées (…) Quelle que soit la future qualification pénale des faits, nous considérons que la nomination de M. Darmanin comme ministre de l’Intérieur pose un problème déontologique, éthique et politique.

Extrait de la tribune à l'initiative de Laurence Rossignol, sénatrice de l'Oise


Les élus concluent leur tribune en appuyant que la région Hauts-de-France "n'est pas solidaire des hommes qui profitent des femmes", mais "solidaire des femmes qui combattent pour leur dignité".
 
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