Coronavirus - Porter un masque fait de la buée sur vos lunettes ? Une entreprise de l'Oise a la solution : le Pince mi

Pour éviter que de la buée ne se forme sur les lunettes lorsque l'on porte un masque, une entreprise de l'Oise a inventé le Pince mi, une petite pièce en inox qui pince le haut du masque. / © Aurélien Barège/FTV
Pour éviter que de la buée ne se forme sur les lunettes lorsque l'on porte un masque, une entreprise de l'Oise a inventé le Pince mi, une petite pièce en inox qui pince le haut du masque. / © Aurélien Barège/FTV

Pour éviter la propagation du covid-19, le port du masque est l'une des solutions. Mais quand on a des lunettes, c'est buée assurée. Une entreprise de l'Oise a la solution : le Pince mi. Cette petite pièce à mémoire de forme se clipse sur le haut du masque.

Par Jennifer Alberts


Qui ne s'est pas retrouvé avec un épais voile de buée sur ses lunettes en portant un masque pour ralentir la propagation du coronavirus ? Un désagrément dû au fait que l'air expiré sort du masque par le haut qui n'épouse pas bien la forme du visage. Seule solution : enlever ses lunettes ou réajuster son masque le temps de dissiper la buée. Des manipulations qui ne sont pas recommandées pour éviter de faire passer le virus des mains vers le masque.

Un souci rapporté par des salariés de l'entreprise SMG installée à Saint-Paul dans l'Oise au moment de la reprise partielle du travail.
 

"Il a fallu mettre en place des mesures de sécurité notamment le port du masque dans les ateliers. Mais c'est très difficile à trouver sur le marché. Donc on a fabriqué des masques en tissu au sein même de l'entreprise, raconte Louis Sitkiewie, technico-commercial. Et beaucoup se sont rapidement plaints d'avoir de la buée sur leurs lunettes quand ils portaient un masque. On a donc commencé par fabriquer une pièce sur-mesure pour tous les masques en tissu. À la base, ce n'était pas destiné au grand public. Mais face à la demande, on a décidé d'en fabriquer pour tout le monde".

Ainsi est né Pince mi, une pièce flexible en inox. À mémoire de forme, elle pince le haut du masque et l'adapte parfaitement au nez. Cette partie de la protection faciale est ainsi plus étanche et l'air expiré ne s'évacue plus exclusivement par le haut : 
 

Différents montages permettent au Pince mi d'être intégré à un masque dès sa conception ou de l'adapter à ceux déjà cousus. Il suffit de l'insérer soit dans deux galons cousus verticalement au niveau du nez du masque soit dans un fourreau de tissu. Deux nouvelles solutions de montage vont bientôt être proposées. Le Pince mi pourra en effet être placé sur les masques chirurgicaux à l'aide d'un adhésif. Et pour que ceux qui n'ont pas de machine à coudre, il leur suffira de le coudre comme un simple bouton avec une aiguille et du fil.
 

Pour fabriquer cette petite pièce de 8 cm de long sur 3 de large et vendue moins d'un euro, SMG a du adapter sa façon d'usiner le métal. Car la spécialité de l'entreprise, c'est la tôlerie industrielle, la transformation de grosses pièces pour l'industrie. Le Pince mi est découpé au laser par une machine à raison de 2000 pièces à l'heure et 50 000 par jour. "Aujourd'hui, on a des demandes qui arrivent de l'étranger : d'Afrique, des Etats-Unis du Canada et de partout en France que ce soit des particuliers, des professionnels, des institutionnels, des communes, des associations, des médecins", explique Gil Sitkiewiez, directeur commercial de SMG.

Pour répondre à la demande, SMG va devoir produire 150 à 300 000 unités de Pince mi quotidiennement. 

 

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