Le député Maxime Minot visé par un tag homophobe : "le lieu n'a pas été choisi anodinement, c'est sur mon trajet quotidien"

Maxime Minot, député (LR) de l'Oise, a porté plainte après avoir découvert, à proximité de son domicile, un tag homophobe mentionnant son nom.

"Minot voleur dépete PD" (sic), telle est l'inscription qui a figuré pendant plusieurs jours sur un conteneur de tri d'Agnetz, dans l'Oise, à proximité de la commune de résidence du député Maxime Minot. "À mon avis, le lieu n'a pas été choisi anodinement. C'est sur mon trajet quotidien, je passe devant tous les jours", nous a-t-il confié. 

Le tag serait apparu le mercredi 1er novembre, mais l'élu ne s'en est rendu compte que trois jours plus tard. "Je rentre souvent tard, alors comme il faisait nuit quand je passais devant, je ne le voyais pas. Un voisin m'a appelé pour me prévenir, donc j'ai été constaté par moi-même hier matin [samedi 4 novembre, ndlr]."

Une plainte déposée

Il hésite d'abord sur la réponse à adopter, mais décide finalement de déposer plainte. "J'ai beaucoup réfléchi sur le fait de bouger ou pas, d'accorder de l'importance à ce genre d'injures. Mon voisinage m'a interpellé, m'a dit qu'il ne fallait pas laisser passer ça. Les injures homophobes sont tellement présentes, qu'on en vient presque à les banaliser. Mais il faut continuer de se battre. En 2014, en 2017, en 2022, c'était déjà le cas sur mes affiches électorales."

"Il n'y a qu'une seule réponse qui s'impose face à cette médiocrité et à cette lâcheté, c'est la réponse pénale."

Maxime Minot, député (LR) de l'Oise

Après avoir enregistré la plainte, les services de gendarmerie se sont rendus sur place pour constater l'infraction et faire des relevés d'empreintes et de peinture. Les tags ont ensuite été rapidement nettoyés.

Des messages de soutien du monde politique

L'élu de droite a ensuite posté la photo des tags sur son compte X (anciennement Twitter) pour partager son indignation face aux "individus qui poussent à la fois la lâcheté et la bêtise à des niveaux stratosphériques".

Ce partage a provoqué un élan de soutien de la part du monde politique. "Ça fait chaud au cœur, j'ai eu des soutiens de tous horizons. J'ai reçu tout de suite un SMS de Gabriel Attal, un autre d'Olivier Dussopt, et aussi de collègues d'autres bancs politiques à l'Assemblée, de la France Insoumise, d'Horizons, du Rassemblement national."

"Tout l'échiquier politique m'a apporté des messages de soutien. Ça montre que ce combat est le combat de tous, il faut qu'on se mobilise ensemble pour en finir définitivement avec l'homophobie."

Maxime Minot, député de l'Oise

L'auteur des tags encourt une peine d'un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende pour injure homophobe.