À Montataire, face-à-face tendu entre des groupes de jeunes et la police devant le lycée Malraux

Depuis plusieurs jours, groupes de jeunes et forces de l'ordre s'opposent devant le lycée Malraux à Montataire dans l'Oise (photo d'illustration). / © Jean-François Frey / Maxppp
Depuis plusieurs jours, groupes de jeunes et forces de l'ordre s'opposent devant le lycée Malraux à Montataire dans l'Oise (photo d'illustration). / © Jean-François Frey / Maxppp

Depuis plusieurs jours, des groupes de jeunes s'opposent aux forces de l'ordre devant le lycée André Malraux de Montataire dans l'Oise. Ce jeudi matin, le face-à-face a été plus dur que d'habitude au point que les cours ont été annulés.

Par Jennifer Alberts

Feux de poubelle, dégradation de véhicules, jets de projectiles. Depuis plusieurs jours, les abords du lycée Malraux de Montataire dans l'Oise sont le théâtre de face-à-face entre des groupes de plusieurs dizaines de jeunes et les forces de l'ordre. 
 

"Ils se coordonnent sur les réseaux sociaux pour juste mettre la pagaille devant et dans le lycée", explique-t-on au rectorat. Ils sont scolarisés à Malraux ou dans d'autres lycées voisins. Certains habitent seulement le quartier".

"Ça dure depuis une semaine mais honnêtement, ce matin, ça a été vraiment chaud", raconte un employé de l'établissement scolaire. Un appel à bloquer l'établissement a en effet largement circulé sur internet. Les forces de l'ordre étaient mobilisées avant l'heure des premiers cours pour éviter ce blocus programmé.

Mais plusieurs jeunes ont forcé une entrée pour pénétrer dans le lycée. Pendant qu'à l'extérieur, d'autres lançaient des projectiles sur les CRS. Des gaz lacrymogènes ont été utilisés pour disperser les "agitateurs". Ce qui a provoqué un mouvement de foule et de panique chez les élèves.
 

Le face-à-face a duré toute la matinée, avec une intensité particulière vers 10h. Quatre mineurs ont été interpellés et mis en garde à vue. Les cours de la journée ont été annulés. La Rectrice s'est rendue sur place pour rencontrer la direction. Les cours de vendredi sont annulés et remplacés par des ateliers de discussion entre élèves et professeurs.
 

"On est en dehors de tout esprit revendicatif. On est vraiment dans de la violence gratuite, selon Olivier Dimpre le directeur départemental de la sécurité publique de l'Oise. On reste vigilants et des effectifs seront présents aux abords du lycée le temps qu'il faudra pour assurer la sécurité des élèves qui veulent aller en cours et des équipes pédagogiques".

Un phénomène qui n'est pas isolé à ce lycée situé en réseau d'éducation prioritaire (REP) : des rixes opposants forces de l'ordre et groupes de jeunes ont également eu lieu à Creil et Compiègne ces derniers jours.
 

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