Cet article date de plus de 4 ans

Une nouvelle prison prévue dans l'Arrageois ou dans l'Audomarois

Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé ce jeudi la création de 33 nouveaux établissements pénitentiaires pour lutter contre la surpopulation carcérale. Dans le Nord Pas-de-Calais, une maison d'arrêt de 600 places devra être construite dans l'Arrageois ou l'Audomarois.
France 3
Manuel Valls a affirmé jeudi à Agen sa volonté d'"agir vite" pour lutter contre la surpopulation carcérale, annonçant la création de 33 nouveaux établissements pénitentiaires, avec neuf agglomérations concernées en priorité, ainsi qu'un "Livre blanc" pour les prisons avant mars 2017.

Outre ces 32 maisons d'arrêt, dont une dans le Pas-de-Calais (600 places), et un centre de détention, le plan gouvernemental prévoit la construction de 28 "quartiers de préparation à la sortie" (QPS), dont un à Lille (120 places). Il prévoit également la réhabilitation de douze sites pénitentiaires ainsi que la construction de seize autres, a détaillé le Premier ministre. "Dans une première phase, plus de 3.900 cellules devront être construites, en priorité dans les régions connaissant une surpopulation carcérale élevée" a-t-il affirmé.

Les neuf agglomérations "où la situation est la plus critique", selon lui, sont : Nîmes ou Alès, Strasbourg, Toulouse, Nice, Avignon ou Carpentras, et Nantes ou Saint-Nazaire, ainsi que la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et le Val-d'Oise. "Nous devons agir vite, car il faut en moyenne dix ans pour construire une prison", a lancé le chef du gouvernement.

Arras ou Saint-Omer ?

Dans le cadre de ce programme immobilier pénitentiaire, 40 préfets sont chargés d'"identifier sur leur territoire les emprises foncières disponibles, publiques ou privées, qui pourraient accueillir les futurs établissements", indique le ministère de la justice. Ainsi, la préfecture du Pas-de-Calais est chargée de trouver un lieu pour y implanter une nouvelle maison d'arrêt de 600 places. Le choix prioritaire est celui du secteur d'Arras. A défaut, le second choix se porterait sur la zone de Saint-Omer.
Lille accueillera un QPS de 120 places, et une maison d'arrêt de 600 places sera construite à Arras ou à Saint-Omer (second choix).
Lille accueillera un QPS de 120 places, et une maison d'arrêt de 600 places sera construite à Arras ou à Saint-Omer (second choix). © Ministère de la Justice

Les préfets doivent "trouver les terrains dans les plus brefs délais", à charge pour eux de formuler leurs propositions au Garde des Sceaux pour le 16 décembre prochain.

Par ailleurs, dans le Nord, un QPS, "quartier de préparation à la sortie", sera construit à Lille. Il s'agit d'un établissement de 120 places "destiné aux personnes condamnées à de courtes peines ou en fin de peine" selon le ministère. Les QPS "permettent un accompagnement renforcé à la préparation de la sortie, et favorisent l’accès aux droits sociaux et la préparation d’un projet d’insertion", est-il précisé dans un communiqué.

Par ailleurs, la construction d'un nouvel établissement était déjà programmée à Loos pour une ouverture prévue entre 2020 et 2022, sur le site de l'ancienne prison, dont la démolition est en cours. 

Surpopulation carcérale

Dans le Nord Pas-de-Calais, certains établissements pénitentiaires sont suroccupés, comme la maison d'arrêt de Béthune (321 détenus en septembre pour 180 places - 178,3% de densité), le quartier maison d'arrêt de Longuenesse (335 détenus pour 193 places, 173,6%), ou encore la maison d'arrêt de Valenciennes (339 détenus pour 212 places, soit 159,9% de taux d'occupation). 

Si Arras est la zone à privilégier par le ministère pour implanter une nouvelle maison d'arrêt, ce n'est sans doute pas à cause d'un taux d'occupation exceptionnel (101,4%, 212 détenus pour 209 places en septembre). Mais plutôt en raison de la vétusté de la prison, située en centre ville. 

Voyez ci-dessous sur la carte réalisée par Franceinfo les chiffres de la population carcérale en août 2016 :

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
prison justice société