A Arras, des spectateurs curieux de découvrir le film de l'attentat déjoué du Thalys

Les trois "héros" américains du Thalys Alek Skarlatos (à droite), Anthony Sadler et Spencer Stone (à gauche). / © Lionel BONAVENTURE / AFP
Les trois "héros" américains du Thalys Alek Skarlatos (à droite), Anthony Sadler et Spencer Stone (à gauche). / © Lionel BONAVENTURE / AFP

A Arras, où le Thalys était entré en gare en 2015 après un attentat déjoué, les habitants étaient désireux mercredi de découvrir le dernier Clint Eastwood, "Le 15h17 pour Paris", pour comprendre le film des événements.

Par AFP

Au milieu de la Grand'place, célèbre pour ses rangs de façades à pignons, Eric, 52 ans, a hâte de découvrir le long métrage "pour comprendre vraiment ce qu'il s'est passé à l'intérieur du Thalys, qui plus est avec les trois Américains qui jouent leur propre rôle". Ce 25 août 2015, il était à une terrasse de café proche du beffroi, lorsqu'il avait appris l'attentat déjoué, filant ensuite à toutes jambes à la gare.

Au "Cinémovida", l'unique salle de cette préfecture de 40.000 habitants, un public relativement nombreux a pris place à la séance de 14H00. Pour Amélie, venue avec ses deux jeunes enfants ados, "ce film traite d'un sujet d'actualité. Les enfants se sentent concernés et ça permet de leur montrer que malheureusement ça (les attentats djihadistes, ndlr) n'arrive pas que dans les films".


Avis mitigés

Après le générique de fin, les réactions sont contrastées. La majorité juge trop longue la partie sur le voyage en Europe des Américains et critique la pauvreté des dialogues. "C'est très moyen et pourtant j'aime beaucoup Clint Eastwood. Le scénario est trop limité, c'est un peu court pour un film, d'autant qu'il n'y a pas de suspense", estime Pierre, 64 ans.

Sylvia était, elle, particulièrement intéressée : policière, elle avait mené de nombreuses auditions après l'arrivée du Thalys en gare d'Arras. "J'avais hâte de voir comme était filmé l'intervention des Américains (pour désarmer le djihadiste, ndlr), certes c'est succinct, mais j'ai bien aimé l'ensemble du film, je ne suis pas déçue", dit-elle, à côté de sa fille Manon 14 ans.

Danielle, 69 ans, a aimé la partie consacrée "au cheminement des personnages. Eastwood rend bien l'état d'esprit américain, l'importance de la foi, ça permet de mieux comprendre leur passage à l'acte", ajoute-t-elle, avouant "avoir eu la gorge serrée" lors de la scène violente où l'assaillant est neutralisé après un combat avec Spencer Stone.

Pascale, elle aussi, a tenu à voir le film dès la première séance et a été touchée par l'acte d'héroïsme. "C'est bien de faire un film comme cela, il est important de voir que des gens comme ça existent", dit-elle, également émue par le discours final de François Hollande.

Vendredi soir, des policiers, pompiers, infirmiers, agents préfectoraux et municipaux "qui ont contribué à la gestion de l'attentat le 21 août 2015" sont invités à la mairie d'Arras avant d'assister à une projection.

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