Attaque du Thalys en 2015 : le procès se tiendra du 16 novembre au 18 décembre

Les policiers sur le quai de la gare d'Arras, où le terroriste a été arrêté le 21 août 2015. / © PHILIPPE HUGUEN / AFP
Les policiers sur le quai de la gare d'Arras, où le terroriste a été arrêté le 21 août 2015. / © PHILIPPE HUGUEN / AFP

Le procès aux assises de quatre personnes pour l'attaque du Thalys en août 2015, commanditée par le coordonnateur des attentats jihadistes du 13-Novembre, se tiendra du 16 novembre au 18 décembre à Paris, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Par AFP

Ces quatre accusés doivent comparaître devant une cour d'assises spéciale pour cette attaque commise dans un train reliant Amsterdam à Paris, qui aurait pu se finir en carnage sans l'intervention de passagers. Au total, seules deux personnes avaient été blessées.

Le tireur, Ayoub el Khazzani, répondra de "tentative d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Bilal Chatra et Mohamed Bakkali ont pour leur part été renvoyés par les juges antiterroristes pour "complicité de tentative d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle", tandis que Redouane Sebbar, également connu sous l'identité de Redouane El Amrani Ezzerrifi, sera jugé uniquement pour cette dernière infraction.
 


Deux blessés


Le 21 août 2015, quelques mois avant les attentats du 13-Novembre, Ayoub El Khazzani, monté en gare de Bruxelles, avait ouvert le feu à l'intérieur du Thalys, armé d'une kalachnikov et de neuf chargeurs pleins. Il avait blessé deux personnes avant d'être maîtrisé par des passagers, dont des militaires américains en vacances, qui avaient ainsi évité une tuerie de masse. 

 

Ce citoyen marocain, alors âgé de 26 ans, agissait sur instruction d'Abdelhamid Abaaoud, coordinateur de la cellule du groupe Etat islamique (EI) ayant frappé la France et la Belgique en 2015 et 2016. Pendant l'enquête, il a prétendu n'avoir voulu cibler que des militaires américains, en représailles aux bombardements en Syrie, et non des civils. 

Il a affirmé avoir renoncé de lui-même à son projet d'attentat à l'ultime seconde, trop tard pour éviter une bagarre avec les passagers qui voulaient le désarmer.
 

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