Aurélia Trifiro, tuée à la préfecture de police de Paris, était de Biache-Saint-Vaast : “Nous la pleurons”

Un hommage national a été rendu ce mardi 8 octobre à la préfecture de police de Paris, où ont été tués le 3 octobre Aurélia Trifiro, Damien Ernest, Anthony Lancelot et Brice Le Mescam? / © LUDOVIC MARIN / AFP
Un hommage national a été rendu ce mardi 8 octobre à la préfecture de police de Paris, où ont été tués le 3 octobre Aurélia Trifiro, Damien Ernest, Anthony Lancelot et Brice Le Mescam? / © LUDOVIC MARIN / AFP

Aurélia Trifiro, policière de 39 ans originaire de Biache-Saint-Vaat, fait partie des quatre victimes de l'attaque perpétrée jeudi au sein de la préfecture de police de Paris. Dans la commune du Pas-de-Calais, on se souvient d'une "gamine très gentille, toujours un large sourire aux lèvres".

Par TM et AFP

Dans la soirée du jeudi 3 octobre, le maire de Biache Saint-Vaast Michel Housau a appris que parmi les quatres personnes tuées lors de l'attaque au couteau à la préfecture de police de Paris, figurait Aurélia Trifiro, une policière de 39 ans native de la commune du Pas-de-Calais.

"Dans la soirée de l’attaque, un membre de la famille est venu me prévenir. Evidemment, je suis tombé en arrière, raconte M. Housau. J’étais vraiment très affecté. J’ai immédiatement pris ma voiture pour aller voir sa grand-mère, qui était effondrée également". 


"Large sourire"


Gardienne de la paix, Aurélia Trifiro était entrée dans la police il y a dix-sept ans et était rattachée à la Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP).

Mère de deux jeunes fils, elle résidait à Combs-la-Ville, en Seine-et-Marne, où la ville a ouvert un registre de condoléances en sa mémoire. Sur le compte Facebook de la commune, des anonymes décrivent une femme "forte", "gentille" et une "jolie famille". 
 
A Biache-Saint-Vaast, où revenait régulièrement Aurélia Trifiro pour rendre visite à sa grand-mère, son oncle et sa cousine qui y résident toujours, "tous ceux qui l'ont connue la pleurent actuellement", rapporte le maire. Michel Housau était le médecin traitant de la famille Trifiro, et a soigné Aurélia durant toute son enface, avant qu'elle ne quitte la région avec ses parents pour Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). "Je l’ai très bien connue, c’était une gamine très gentille, toujours un large sourire aux lèvres", se souvient M. Housau.
 

La capitaine de police laisse le même souvenir à Combs-la-Ville (Seine-et-Marne), où elle habitait avec son mari et ses deux enfants de 5 et 8 ans, qui pratiquent le football dans le club de la commune. "C'était quelqu'un de très souriante, très gentille, très polie, investie au club... Quand il fallait aider, elle n'hésitait pas", dit pour sa part Anouar Bouyrdane, responsable des jeunes au club de foot de Combs-la-Ville.

Ce mardi 3 octobre, lors de l'hommage national rendu aux victimes à la préfecture de police de Paris en présence du président Emmanuel Macron, la capitaine de police Aurélia Trifiro a reçu la Légion d'honneur, à titre posthume, du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.
 

Damien Ernest, 50 ans, major responsable d'une unité locale de police, Anthony Lancelot, 38 ans, gardien de la paix, et Brice Le Mescam, 38 ans, adjoint administratif principal, ont également été décorés.

 

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