Déconfinement : à Saint-Laurent-Blangy, la base nautique repart au ralenti

Publié le Mis à jour le
Écrit par Jean-Marc Devred
Image d'archives de la base nautique de Saint-Laurent Blangy
Image d'archives de la base nautique de Saint-Laurent Blangy © Base nautique de Saint Laurent Blangy

La base nautique Robert-Pecqueur à Saint-Laurent-Blangy, près d'Arras, a rouvert ses portes la semaine dernière au grand public, avec un protocole sanitaire strict, qui va lui faire perdre de la fréquentation.

Mis en service en 1995, ce bassin de slalom artificiel en eaux vives était fermé lors du confinement. Après une réouverture réservée aux pratiquants de haut-niveau, il a rouvert de nouveau ses portes au grand public mercredi. A Saint-Laurent-Blangy, aux portes d’Arras, on ne peut pas manquer cet équipement unique dans les Hauts-de-France.

Construit sur un bras de la Scarpe, le bassin de slalom semblait un pari fou quand il a été lancé par la section canoë-kayak de l’Association sport et loisirs (ASL) de la commune. Alimenté par des pompes hydrauliques, il permet des descentes vivifiantes sur un parcours sécurisé de 200m, comme si vous étiez à Bourg-Saint-Maurice, dans les Alpes.

Les pratiquants de ce sport nautique très nature se sont immédiatement approprié cet outil d’entraînement, qui est devenu au fil des années un centre d’attraction touristique. Tout le monde peut s’offrir des descentes en raft, en kayak ou en hydrospeed sans formation particulière. Chaque année, d’avril à fin octobre, les licenciés, les particuliers, les scolaires, les centres de vacances se partagent le lieu qui s’est doté d’autres activités, terrestres, comme le VTT, le tir à l’arc ou le disc-golf.

 

Un plan sanitaire drastique

 

Mais le coronavirus a retardé la saison et la base nautique commence seulement à sortir de cette léthargie inhabituelle. Le chef du pôle animation-sports-jeunesse de la ville, Thierry Beugnet, gère aussi , de par ses fonctions, le site. Avec le personnel (8 permanents), il a minutieusement préparé le protocole de réouverture au public, fixé par le ministère des Sports.

"Le centre fonctionne depuis un mois avec les athlètes de haut-niveau, qui peuvent à nouveau s’entraîner. Il y a eu un retour progressif des autres licenciés. Le grand public c'est depuis le 10 juin. Et nous attendons toujours pour l’école de pagaie. Nous n’avons pas non plus accueilli de public scolaire ", explique-t-il.

 

 

Dans le souci de limiter au maximum la propagation du virus, un protocole très strict est appliqué, tant au niveau de l’accueil que de celui de la pratique des activités. Les vestiaires, ainsi, restent fermés. Les pratiquants devront s’équiper à l’extérieur (il faut notamment mettre des combinaisons étanches, des gilets de sauvetage, et des casques). Des boxes ont été prévus pour le dépôt des vêtements. L’accès au bâtiment est limité à un responsable par groupe de 10 personnes maximum. Un cheminement a été mis en place pour éviter que les gens se croisent. Les salles de réunion sont utilisables mais avec 4m2 minimum par personne. 

Pour ces premiers jours de reprise, le canoë-kayak et le raft sont autorisés. Pas l’hydrospeed (descente de rivière avec une planche et des palmes). Les bateaux utilisés par un groupe sont ensuite soit désinfectés avant l’arrivée du groupe suivant ; soit placés en quarantaine durant 72 heures. Des zones de désinfection sont prévues. "Sur cet aspect, nous ne sommes pas trop gênés", poursuit Thierry Beugnet."Car nous nettoyions déjà les embarcations avant la crise. Mais la multiplication de ces opérations va forcément retarder le roulement". Il y aura ainsi un battement minimum d’un quart d’heure entre chaque groupe.

Comme à la piscine, il faudra réserver un créneau horaire, soit par courriel, soit par téléphone. "Lors de nos journées chargées en été, nous pouvions accueillir un millier de personnes sur le bassin. Maintenant, nous ne pourrons en avoir plus de 200… ". C’est pourquoi cette première semaine de reprise s’annonçait calme, même si des réservations étaient déjà prévues pour ce week-end.

 

Un été incertain

 

Mais au-delà de cette remise en route progressive, Thierry Beugnet se pose la question sur l’activité possible cet été. En juillet-août, la base Robert-Pecqueur accueille habituellement des centres et des colonies de vacances qui amènent beaucoup de jeunes pour une semaine de camping sur place. 

Cet accueil sera-t’il autorisé cette année ? "Nous ne savons pas encore. Si nous n’avons plus les centres de loisirs, nous allons de toutes façons inciter les familles à venir, par le biais de tarifs préférentiels".

Mais vu la réduction inévitable de l’activité, le recours aux saisonniers sera très limité. Deux peut-être, au lieu d’une quinzaine les années précédentes. "Nous pensons que nos recettes vont au moins baisser de 30% cette année". Des recettes qui bien sûr reviennent à la commune.

Les manifestations en cours les années précédentes, comme la fête de l’Eau, sont d’ores et déjà annulées. La baignade en revanche sera permise. Le Tchicou Park devrait ouvrir vers le 15 juillet, là aussi avec des mesures de distanciation.

Bref, rien ne sera facile pour les usagers et le personnel de la base nautique immercurienne. Et c’est finalement une fois sur l’eau que les problèmes seront les moins nombreux pour les pratiquants, dans ce sport de plein air où les contacts sont limités. 

Pour réserver une activité et un créneau horaire, contacter la base Robert-Pecqueur par courriel  : basenautique@saint-laurent-blangy.fr ou par téléphone 03 21 73 74 93.

 

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