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A Lespesses, Hollande nuance certaines revendications des “gilets jaunes“ et appelle au ”respect” des institutions

L'ex-président s'est rendu à Lespesse, village du Pas-de-Calais, pour les voeux du maire. / © GUILLAUME SOUVANT / AFP
L'ex-président s'est rendu à Lespesse, village du Pas-de-Calais, pour les voeux du maire. / © GUILLAUME SOUVANT / AFP

Invité par le maire de la commune pour la cérémonie des voeux du Nouvel An, François Hollande s'est exprimé sur le mouvement des "gilets jaunes". Il a notamment insisté sur le "respect" des institutions et du "résultat" des différents scrutins.

Par France 3 Nord Pas-de-Calais avec AFP

L'ancien président de la République, François Hollande, a répondu à l'appel du maire de Lespesses, village du Pas-de-Calais de 409 habitants. L'édile, Arnaud Picque, soutien des "gilets jaunes", l'avait rencontré à Lille pour échanger sur "la difficulté à être un élu local dans la ruralité", rapporte Le Figaro.

Et le maire du village avait également invité François Hollande à la cérémonie des voeux du Nouvel An à laquelle l'ex-chef de l'Etat s'est rendu, ce dimanche 13 janvier. Ce dernier y a appelé au "respect" des institutions tout en insistant, en plein mouvement des "gilets jaunes", sur la nécessaire "considération" des gouvernants envers les citoyens.
 

"Les citoyens ont des exigences et je les comprends. Ils veulent être pris en compte, considérés", a encore déclaré l'ancien président de la République. Évoquant une "période tumultueuse" et "une forme assez nouvelle" de manifestations, François Hollande a appelé à "préserver" la démocratie, "notre bien le plus précieux".

"Nous ne devons pas considérer qu'il y a plusieurs catégories de Français. On ne peut pas séparer les Français selon le lieu où ils vivent, les villes, les métropoles ou les territoires ruraux", a-t-il soutenu lors d'un discours d'une quarantaine de minutes devant quelque 500 personnes.

 

Un pays "difficile à gouverner"


La France est un pays "difficile à gouverner", a-t-il concédé. Mais "il faut montrer de la considération, de la reconnaissance à l'égard des Français dans leur mode de vie, dans leur situation, dans leur souffrance, dans leur espérance", a souligné  l'ex-chef de l'Etat devant des des journalistes à l'issue de son discours.

"Il faut du temps pour l'action, nous n'en disposons que de peu lorsque nous sommes aux responsabilités. Et les Français sont de plus en plus impatients, je les comprends, a-t-il affirmé lors de son discours. Quand on est dans une situation de souffrance, on ne comprend pas qu'une loi puisse mettre un an avant d'être votée et encore un an pour être appliquée."
 
François Hollande à Lespesses



"Il n'y a pas de méthode pour exprimer (cela), mais c'est aussi une attitude", a-t-il glissé dans une allusion implicite à son successeur Emmanuel Macron et ses petites phrases parfois jugées polémiques. La dernière en date étant celle sur le "sens de l'effort" des Français, à laquelle les "gilets jaunes" ont répondu en venant manifester devant sa villa au Touquet, ce samedi.

Fançois Hollande a toutefois insisté sur le "respect" des institutions et du "résultat" des différents scrutins, comme les élections présidentielles et législatives, soulignant qu'il fallait "commencer par voter aux élections qui existent".

"Aujourd'hui, j'entends qu'il faut faire des référendums sur tout. Un référendum doit être une procédure solennelle. Il faut élargir la possibilité de recourir au référendum, mais on ne peut pas consulter sur tout et bientôt contre tout, et faire des référendums sur tous les sujets", a-t-il mis en garde alors que l'une des principales revendications des "gilets jaunes" est la mise en place du Référendum d'initiative citoyenne (RIC).
 

En réponse à l'appel du maire de Lespesses et dans le contexte de la "tournée des maires" d'Emmanuel Macron, il a souligné l'importance des "élus locaux, associations et corps intermédiaires", notamment en zone rurale. Il a également insisté sur l'égalité territoriale : "il y a des parties de notre pays où les services publics sont menacés et l'accès à la santé n'est pas assuré".

François Hollande, dont le grand-père paternel était originaire du Pas-de-Calais, s'est ensuite livré à un long bain de foule, se prêtant au jeu des photographies et autographes avec l'assistance, dont une dizaine de "gilets jaunes".

 

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