Boulogne-sur-mer : une fresque de street-art élue la plus belle de France 2020

L'immense trompe-l'œil de Gonzalo Borondo, qui habille un grand escalier de Boulogne-sur-mer, a reçu le Golden Street art 2020. 

La fresque faisait partie des 10 finalistes.
La fresque faisait partie des 10 finalistes. © Ville de Boulogne-sur-mer

Cet escalier de château de conte de fée est-il réel ou dessiné ? La question reste entière quand on se trouve devant l'œuvre de street art de Gonzalo Borondo qui recouvre un immense escalier à Boulogne-sur-mer. La fresque a remporté samedi 20 février le "Golden Street Art 2020", un prix annuel qui récompense la plus belle fresque réalisée en France dans les douze derniers mois et descerné par le site trompe-l-oeil.info

Son auteur, l'artiste espagnol Gonzalo Borondo mondialement connu dans le domaine du street art, a été "enthousiasmé par le site", explique le maire de la ville, Frédéric Cuvillier. "C'est lui qui a choisi la ville, et non l'inverse", continue l'édile en soulignant que Boulogne-sur-mer est devenu un lieu emblématique de cet "art qui donne du sens à la ville et à la reconstruction, tout en y introduisant des clins d'œil". 

La ville du Nord reçoit le Golden Street Art 2020 pour la première fois. Les années précédentes, d'autres réalisations de street art de la cité boulonnaise avaient été récompensées, comme celles d'ECB, d'Edouardo Kobra, de Case Maclaim et de David Walker, mais jamais pour le premier prix.

 

Cette œuvre nous dit : il ne faut jamais lâcher !

Abid Amziane, responsable du festival street art de Boulogne-sur-mer

Située sur ce grand escalier de la rue Jules-Baudelocque dans ce "quartier traditionnel de Boulogne-sur-mer", l'œuvre récompensée est une allégorie de la vie, explique Abid Amziane, le responsable du festival street-art de la ville.

"Vous voyez d'abord une porte close, et vous pouvez penser que dans la vie, tout est fermé. Mais en montant sur chaque marche, vous atteignez des étapes, comme la conscience, ou le libre-arbitre. Et au septième et dernier palier, vous comprenez que la vie vient de commencer, et qu'il ne faut jamais lâcher", détaille le responsable avec enthousiasme.

Gonzalo Borondo, un "immense artiste à la démarche humaniste et humanitaire", a créé des œuvres dans le monde entier, comme à Paris dans le 13e arrondissement. 

Outre le message de cette réalisation, Abid Amziane, peu surpris que l'escalier géant ait reçu le premier prix "tant l'oeuvre est immense", aime rappeler que le "street art ne consiste pas à décorer les rues, mais à démocratiser l'art".

"Nos trois parcours de street art font déjà venir pas mal de touristes français, belges, néerlandais, et tous les amoureux de l'art", s'enthousiasme le maire de Boulogne-sur-mer, ravi que la ville nordiste fasse partie des grandes dames de street art, "au côté de grandes capitales mondiales". 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
art culture