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Grève des fonctionnaires : trafic maritime à l'arrêt ce jeudi matin entre Calais et Douvres

Les poids-lourds attendent la reprise du trafic depuis les quais du port de Calais, le 9 mai 2019. / © Yann Poulmarc'h (Snop FO - Capitainerie du Port de Calais)
Les poids-lourds attendent la reprise du trafic depuis les quais du port de Calais, le 9 mai 2019. / © Yann Poulmarc'h (Snop FO - Capitainerie du Port de Calais)

Les fonctionnaires du port de Calais ont répondu à l'appel à la grève nationale pour ce 9 mai contre le projet de loi censé "moderniser" leur statut, au menu de l'Assemblée nationale à compter du 13 mai. Le transmanche a été bloqué à partir de 8H ce jeudi matin.
 

Par LB avec AFP

Eux aussi redoutent la réforme de leur statut de fonctionnaire, examinée à partir de lundi prochain à l'Assemblée nationale : une quinzaine d'officiers du port se sont mis en grève de 8h à midi ce jeudi 9 mai pour protester contre ce projet de loi concernant la fonction publique.

Principale crainte : "la généralisation des emplois vacataires et contractuels", comme nous l'a expliqué Yann Poulmarc'h, représentant Snop FO à la capitainerie du port de Calais. "On ne peut pas mettre n'importe qui sur ces missions régaliennes, on s'occupe de sécurité, de régulation du trafic maritime !" a-t-il surenchéri.
 

Ce mouvement de grève a empêché tout départ et toute arrivée de ferry entre Calais et Douvres entre 8h et 12h, soit une quinzaine de rotations. D'autres agents et dockeurs du port sont entrés en grève vers 11H, bloquant eux le port de commerce jusque 15H. Ils sont allés soutenir les fonctionnaires de la santé publique à l'hôpital de Calais.

Grève renouvelable ?


Des grèves de seulement 4h mais à l'impact fort, et qui pourraient se renouveler. Les neuf syndicats (CGT, CFDT, FO, FSU, Solidaires, Unsa, FA-FP, CFE-CGC, CFTC) représentant les 5,5 millions d'agents publics dénoncent une réforme à "la portée très grave", y compris pour la qualité du service rendu aux citoyens.

Ils ont prévenu que la journée de jeudi ne serait "qu'une étape" d'une mobilisation "dans la durée" pour "dire non" à ce projet de loi présenté en Conseil des ministres le 27 mars et demander au gouvernement qu'il "ouvre enfin des négociations sur de nouvelles bases".

Le secrétaire d'Etat Olivier Dussopt leur a opposé jeudi matin sur Cnews une fin de non-recevoir, confirmant qu'il n'y aurait ni retrait, ni renégociation de cette réforme "attendue par les agents" selon lui.
 
           
Le gouvernement a présenté son texte, qui facilite notamment le recours aux contractuels, comme une nécessité pour rendre l'administration "plus attractive et plus réactive" face aux "nouvelles attentes" des Français.

Le projet de loi sera au menu de l'Assemblée nationale à compter de lundi prochain en première lecture. Le gouvernement souhaite le faire adopter avant l'été pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2020. Il s'inscrit dans un objectif de suppression de 120 000 postes de fonctionnaires d'ici à 2022.

 

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