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VIDEO. Calais : avant d'accueillir le Dragon des mers, le fort Risban livre ses trésors archéologiques

Le Fort Risban, en rénovation, a fait l'objet de belles découvertes archéologiques. / © Creative Commons
Le Fort Risban, en rénovation, a fait l'objet de belles découvertes archéologiques. / © Creative Commons

Avec l'arrivée du Dragon de Calais en novembre 2019, le fort Risban fait peau neuve pour accueillir sa billetterie. L'occasion pour les archéologues de réaliser un diagnostic approfondi sur cet édifice chargé d'histoire.

Par France 3 Côte d'Opale

A l'entrée du port de Calais, face à la mer, le fort Risban est un site stratégique édifié par les Anglais au XVe siècle, lors du siège de la ville. Voilà dix ans que l'édifice n'accueille plus de touristes, mais son nouvel occupant ne devrait plus tarder : il s'agit du Dragon des mers, toujours en cours de fabrication à Nantes. Le fort accueillera sa billetterie ainsi que des boutiques dès novembre 2019, quand l'animal fera ses premiers pas sur la digue rénovée.
 
Calais : avant d'accueillir le Dragon des mers, le fort Risban livre ses trésors archéologiques

Mais avant ça, il a fallu réaliser un diagnostic archéologique sur cet ensemble chargé d'histoire. "Les Anglais, pour empêcher les secours de venir par le port, ont décidé d'édifier une tour qui va d'abord s'appeler la Tour de Lancastre, puis de Risban, rappelle Laurent Lenoir, historien et conseiller municipal délégué au tourisme. Puis cette tour Anglaise du XVe siècle qui va être transformée, au XIXe, en poudrière car tous les navires qui rentraient dans le port de Calais avaient l'obligation d'y entreposer les poudres et les munitions pour éviter tout accident".

 

Inscriptions centenaires et fortifications cachées


Grâce au projet du Dragon, les archéologues de l'agglomération ont pu faire parler le sol et les murs du fort. Les trois mois d'études et de fouilles qui ont porté leurs fruits : "Sur un mur, on voit inscrit trois chiffes : 187. Le dernier est soit un 9 ou un 7. Il s'agit probablement d'une inscription réalisée par un soldat de garde", présente Karl Bouche, responsable service archéologie Grand Calais.
 

A l'extérieur, il a fallu déblayer des mètres cubes de sédiments pour dévoiler des vestiges de murs et vérifier enfin des hypothèses d'historiens. "On a trouvé une gravure du milieu du XVIe siècle qui faisait notamment mention de la fortification polygonale autour de la Tour de Lancastre et on peut aujourd'hui voir ce mur polygonal que nous avons mis au jour", ajoute l'archéologue. D'ici quelques mois, cet ancien fort militaire va retrouver une nouvelle vocation touristique en accueillant dragons et varans. Les nouveaux gardiens de la ville de Calais.

 

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