Hesdin : accusé d'avoir acheté deux revolvers avec l'argent de la ville, le maire dément, mais...

Le maire d'Hesdin en janvier 2016. / © MAXPPP
Le maire d'Hesdin en janvier 2016. / © MAXPPP

Les armes ont-elles vraiment été déclarées "dans les règles" auprès de la préfecture du Pas-de-Calais ?

Par Quentin Vasseur

Le maire d'Hesdin, Stéphane Sieczkowski-Samier (DVD), a réagi lundi à la parution de notre article sur l'achat de deux revolvers de catégorie C et de balles en caoutchouc avec l'argent de la mairie.

Ces dépensent datent de juillet 2018 : 394 euros payés à l'armurerie pour deux revolvers "soft gomm de calibre 8.8x10" munis d'un barrilet à cinq coups. Des armes d'entraînement qui ne sont utilisables par une collectivité ou des policiers municipaux qu'avec une autorisation de la préfecture. Or, ce n'était pas le cas.
 

L'élu, ancien maire le plus jeune de France en 2014, a publié sur sa page Facebook un démenti sur l'information initialement publiée par Le Journal de Montreuil.
 

Stephane Sieczkowski-Samier

DÉMENTI Suite à de nombreuses menaces d'intégrité physique et de mort (notamment par des individus déjà condamnés pour ces faits), nous avons fait l'acquisition de deux armes de catégorie C, 8mm...


"Ces armes ont été déclarées, au préalable, dans les règles, auprès de la préfecture du Pas-de-Calais" assure-t-il avant de mettre en cause les journalistes.

Pourtant, si tout était vraiment en règle, la préfecture n'aurait pas effectué un signalement au procureur de la République de Boulogne-sur-Mer.

La préfecture a instruit le dossier et selon La Voix du Nord, le parquet a ouvert une enquête mardi, puisque cette détention d'arme peut constituer une infraction pénale.

De plus, le maire affirme que cet achat fait "suite à de nombreuses menaces d’intégrité physique et de mort (notamment par des individus déjà condamnés pour ces faits)". Le maire n'a pourtant déposé aucune plainte pour menaces de mort auprès de la gendarmerie ces derniers temps, comme l'ont souligné nos confrères de La Voix du Nord

Contacté par téléphone, Stéphane Sieczkowski-Samier n'a toujours pas répondu à nos sollicitations.
 

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