Mort de Yanis : son beau-père condamné en appel à 28 ans de réclusion criminelle

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Écrit par Yacha Hajzler et Marion David

Julien Masson, condamné à 25 ans en première instance pour la mort de son beau-fils suite à une "punition" pour un pipi au lit, contestait l'intention de tuer. Il écope, en appel, d'une condamnation encore plus sévère.

Il a récolté en appel une peine encore plus sévère qu'en première instance. Julien Masson, le beau-père du petit Yanis, tué à l'âge de 5 ans, a été condamné ce 1er avril par la cour d'Assises de Saint-Omer à 28 ans de réclusion criminelle. C'est trois ans de plus qu'en première instance. 

En novembre 2020, il avait été condamné en première instance pour le meurtre de Yanis. Julien Masson avait reconnu les faits, mais avait toujours nié l'intention de tuer le jeune garçon. C'est cette intention que la défense voulait voir effacée du verdict, et les avocats de Julien Masson se disent "déçus" par la décision de la cour.

Revivre un nouveau procès avait été une épreuve pour les proches de la jeune victime, notamment l'une de ses tantes, constituée civile. "Cette dame est totalement soulagée, on va être clairs, elle a éclaté en sanglot à la fin de tout ça. Ils sont face à la réalité, cette réalité c'est que Julien Masson a tué Yanis" a déclaré son avocate, Me Cambrai, à l'issue de l'audience. 

Le "calvaire" de Yanis à Aire-sur-la-Lys

En 2017, le petit Yanis avait vécu une nuit de "calvaire" à Aire-sur-la-Lys. Après un pipi au lit, l'enfant avait été forcé à une longue marche nocturne le long du canal, par une température de 5 degrés, avant d'être immergé de force dans l'eau par Julien Masson. Celui-ci avait fini par prévenir les pompiers, qui avaient découvert Yanis allongé, en chaussettes et slip trempés, le corps froid et couvert de marques de coups, dans le cabanon où la famille passait le week-end. Lors de son procès en appel, l'accusé a une nouvelle fois nié l'intention de donner la mort, mais n'a pas su fournir plus d'explications, ni d'excuses. 

Julien Masson et ses avocats ont cinq jours pour se pourvoir en cassation, une juridiction où seule l'application du droit est étudiée, et non les faits en eux-mêmes.