Suicide de Lindsay : une centaine de personnes rassemblées pour rendre hommage à l'adolescente, un an après sa mort

Pour rendre hommage à Lindsay, collégienne de 13 ans qui s'est donné la mort le 12 mai 2023, un rassemblement était organisé ce mercredi à 15 heures, devant le collège Bracke-Desrousseaux de Vendin-le-Vieil. Une centaine de personnes se sont réunies pour planter un arbre en sa mémoire.

Un peu plus d'un an après le suicide de Lindsay, victime de harcèlement, son absence rassemble toujours autant. Plusieurs centaines de personnes se sont donné rendez-vous ce mercredi 15 mai 2024, devant le collège Bracke-Desrousseaux de Vendin-le-Vieil, où étudiait la jeune fille, élève en classe de 4e.

Une quinzaine d'élèves ont rendu hommage à Lindsay en chantant une chanson en son honneur et un arbre a été planté devant l'établissement. 

Le harcèlement continue

Naomi, collégienne à Lens et amie de Lindsay, porte un teeshirt "Justice pour Lindsay !". Elle ressent "de la tristesse, de la colère et de la haine" face au harcèlement qui a mené à la mort de la jeune fille."Ils n'ont rien fait pour Lindsay, il fallait qu'on l'aide", souffle-t-elle. 

Séverine, la maman de Maelys, la meilleure amie de Lindsay, est venue lui rendre hommage. Elle aussi, est "très en colère". Pour sa fille, le harcèlement a continué après la mort de Lindsay. "Elle a été hospitalisée en novembre et on a dû la changer d'école et même de département", raconte-t-elle. "Ça continue sur les réseaux", déplore Séverine, rassurée par le changement d'établissement de sa fille.

Ils n'ont rien fait pour Lindsay, il fallait qu'on l'aide.

Naomi

amie de Lindsay

Lindsay s'est donné la mort le 12 mai 2023. Âgée de 13 ans, presque 14, l'adolescente a commis ce geste en pleine vague de harcèlement, dont elle était victime à l'école et sur les réseaux sociaux. Un drame qui a profondément choqué la France et notre région, ébranlées par cette mort, qui soulève de nombreuses lacunes au sein de l'Éducation nationale et une forte impunité des réseaux sociaux dans les cas de harcèlement.

Douze mois plus tard, cinq plaintes ont été déposées par les parents de Lindsay : contre la direction du collège, l'académie de Lille et les policiers en charge de l'enquête pour "non-assistance à personne en péril", ainsi que des plaintes contre Facebook, Instagram ou encore Tik Tok. Aussi, cinq personnes sont toujours mises en examen dans le cadre de l'enquête ouverte par le Parquet de Béthune pour "harcèlement scolaire ayant poussé au suicide" et "menaces de mort".