En 1946, le père Joseph Wresinski était ordonné prêtre à Tergnier (02)

Fondateur du mouvement ATD Quart Monde, le prêtre Joseph Wresinski a été ordonné prêtre en 1946 à Tergnier dans l'Aisne. C'est dans cette cité ouvrière détruite par la guerre que cet homme de spiritualité trouve sa vocation.

En 1917 naissait Joseph Wresinski, un prêtre profondément humaniste et fondateur du mouvement des droits de l'Homme ATD Quart Monde. C'est à Tergnier, dans l'Aisne, que ce fils de père polonais et de mère espagnole se fait ordonner prêtre. À l'époque, il a 29 ans et a déjà étudié sur les bancs du petit séminaire. La cause sociale lui tient déjà à coeur. 

La cité ouvrière de Tergnier, détruite par la guerre, le marque profondément. Il rend l’office dans les paroisses ouvrières et rurales et tient à ce que la messe soit en français, et non en latin. On se souvient de lui comme un prêtre atypique, accessible, franc et fraternel. 

Un reportage de Delphine Dubourg, Eric Henry et Stéphane Picard ; avec Jeanine Tavernier, responsable d'ATD Quart Monde dans l'Aisne ; Christine Crinque, assistante sociale retraitée ;

Un appel à l'action lancé par ATD Quart Monde

À l'occasion du centenaire de sa naissance, le mouvement ATD Quart Monde a lancé dimanche un appel à l'action "pour un monde libéré de la misère", signé par des personnalités telles que l'écologiste Nicolas Hulot et l'ancien international de football Lilian Thuram. 

"La misère provoque jugements et humiliations, enferme dans le silence, détruit des vies", peut-on lire dans ce texte. Mais la misère "n'est pas une fatalité", poursuit l'appel, signé notamment par Jean Vanier, fondateur de L'Arche, qui accueille des personnes handicapées mentales.

Le temps est venu de construire un monde où personne n'est laissé de côté.


Parmi les signataires figurent également le photographe et cinéaste Yann Arthus-Bertrand, l'écrivain Erik Orsenna, le musicien Alan Stivell, ainsi que des parlementaires et maires. Le collectif défend notamment un "revenu minimum décent" de 750 euros par mois, qui serait versé sous conditions de ressources à partir de 18 ans. 

En 2015, selon l'Insee, 8,8 millions de personnes, soit 14,3% de la population, vivaient sous le seuil de pauvreté, qui s'élève à 1.008 euros par mois.