Hippodrome de Compiègne: deux anciens collaborateurs d'Eric Woerth mis en examen

© JULIEN BARBARE / FILES / AFP
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Deux anciens collaborateurs d'Eric Woerth ont été mis en examen pour abus d’autorité dans l'enquête sur la vente controversée de l'hippodrome de Compiègne (Oise) en 2010

Par E.E avec AFP

Sébastien Proto, ex-directeur de cabinet d'Eric Woerth, et Cédric de Lestrange, à l'époque son conseiller en charge des politiques immobilières, de l'État, ont été mis en examen en janvier pour "abus d'autorité par personne exerçant une fonction publique", selon des sources proches du dossier, rapporte l'AFP. 

La Société des courses de Compiègne (SCC), bénéficiaire de cette vente, a également été mise en examen en février pour "recel d'abus d'autorité".

Rappel des faits


L'affaire porte sur la vente d'une parcelle de 57 hectares de la forêt de Compiègne (Oise) à la SCC qui en était locataire. Cette cession avait été autorisée Eric Woerth, alors ministre du Budget, dans un arrêté du 16 mars 2010, malgré l'opposition du ministère de l'Agriculture.

Ainsi les deux anciens collaborateurs d’Eric Woerth sont soupçonnés d'avoir passé outre les règles juridiques liées à la cession d'un domaine national forestier. D’après l’AFP, leurs mises en examen, les premières dans cette enquête, rendent envisageable la tenue d'un procès dans ce volet non-ministériel.

L'enquête avait démarré après une plainte d'élus socialistes et d'un syndicat forestier (Snupfen) qui avaient dénoncé fin 2010 une vente irrégulière, réalisée sur décision du ministre alors que la cession d'une parcelle d'une forêt domaniale supposait le vote d'une loi. En cause également selon eux: le prix de la vente (2,5 millions d'euros) jugé bradé.


Ils soupçonnaient l'ancien ministre, député de l'Oise, d'avoir voulu favoriser la SCC, dont était membre son suppléant de l'époque Christian Patria, décédé depuis, et dont le président, Antoine Gilibert, était un proche du maire UMP de Compiègne, Philippe Marini.

Réélu député en juin, Eric Woerth s'en était à l'époque défendu et avait obtenu un non-lieu fin 2014 dans l'enquête distincte ouverte pour "prise illégale d'intérêts" devant la Cour de justice de la République (CJR).

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