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Amiens : les trois soeurs israéliennes d'A-WA prennent racine dans la modernité

Amiens : les trois soeurs israéliennes d'A-WA prennent racine dans la modernité

A-WA, trois sœurs israéliennes qui mélangent chants traditionnels yéménites et rythmes électroniques, étaient au Safran, à Amiens dans le cadre du festival des Hautes-Fréquences. On les a rencontrées.

Par Célia Mascre


Comment ne pas être envoûté ? Avec leurs robes traditionnelles très colorées, les sœurs Haim ressemblent à des princesses des mille et une nuits. Une image qu’elles tiennent d’ailleurs à conserver : hors de question de faire l’interview "en civil" et sans maquillage.

Pétillantes, Tair, Tagel et Liron sont aussi résolument modernes. "Elle est nulle, cette photo. On va plutôt faire un selfie !", lance Tair, l'aînée, dans les coulisses. Toutes les trois portent des baskets dorées créées par un styliste parisien, surmontées par de longues chaussettes blanches. L’ensemble détonne avec leurs robes. A-wa, c’est ça : le mélange entre modernité et tradition.

À l’image de leur musique, qui mêle chants yéménites ancestraux et hip-hop électro. Leur tube "Habib Galbi" a été vu près de 5 millions de fois sur Youtube. Il a fait un véritable carton en Israël l’été dernier, une première pour une chanson en arabe… 


Pour les sœurs Haïm, c’est surtout une manière de ne pas oublier : "quand nos parents ont immigré depuis le Yémen vers Israël, ils ont commencé à parler hébreu jusqu’à presque oublier l’endroit d’où ils venaient. Pour nous, c’est comme se souvenir de nos racines et faire sortir quelque chose de profond qui se trouve en nous", confie Tair, l’aînée.

Le groupe a été fondé il y a 5 ans. Depuis, il a littéralement décollé. Depuis les Transmusicales de Rennes en 2014, les trois sœurs sont sur la route en permanence. Dans leur van, les filles écoutent du rock progressif des années 1970, mais aussi Léonard Cohen, récemment disparu, la petite sœur de Beyoncé, Solange, "et aussi des vieux enregistrements yéménites qu’on a dénichés récemment", ajoute Tair.

"Cette musique a toujours été la plus grande source d’inspiration pour nous", poursuit Tagel, la cadette. "Quand on chante ce genre de chansons, on sent que nos voix sont différentes. On se sent davantage connectées à notre famille. La langue est très exotique, les paroles sont très fougueuses", partage Liron.

Au Safran, le public a lui aussi été envoûté. Après quelques chansons, les enfants se sont précipités sur la scène pour danser avec les trois chanteuses. Un moment de joie rassembleur.

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