Arrestations dans le milieu de l'ultra-droite : 11 personnes mises en examen

Parmi les personnes interpellées le 9 mars, onze ont été mises en examen, dont huit placés en détention provisoire. Membres du clan néonazi WWK, ils sont soupçonnés de plusieurs faits commis dans la Somme entre 2012 et aujourd'hui.

Le parquet a confirmé ce jeudi 12 mars la mise en examen de onze personnes, dont huit sont placées en détention provisoire, dans le cadre d'une enquête sur des faits commis dans la Somme entre 2012 et 2015 : association de malfaiteurs, trafic de stupéfiants, violence aggravée, incendie volontaire et reconstitution de groupes de combat.

Deux autres individus ont été placés sous le statut de témoin assisté, les charges contre eux n'étant pas suffisantes pour les mettre en examen. Dans cette affaire, une dernière personne a été remise en liberté sans poursuite.

Tous ont été interpellés le 9 mars dans plusieurs villes de Picardie et notamment à Ham dans l'est de la Somme. Il s'agit d'anciens membres du groupuscule d'extrême droite Troisième voie, dissous par le gouvernement en juillet 2013 après le décès de Clément Méric, jeune militant antifasciste, tué au cours d'une rixe à Paris, le 5 juin 2013.

Ils auraient remonté depuis un autre mouvement : le clan néonazi WWK. Parmi les faits reprochés : des violences aggravées sur des membres qui voulaient quitter le groupe extrémiste. 

Bernard Farret, procureur de la République d'Amiens