Port du masque obligatoire : en Picardie, les habitants plutôt disciplinés !

Avant ce lundi matin, le port du masque était fortement recommandé. Il est désormais obligatoire dans tous les lieux clos recevant du public. Les Picards respectent-ils bien la règle ?
Dans cette jardinerie, les clients se plient volontiers à la règle du masque obligatoire.
Dans cette jardinerie, les clients se plient volontiers à la règle du masque obligatoire. © Gaëlle Fauquembergue / FTV
Dans les allées des grandes surfaces, depuis ce lundi 20 juillet, vous ne devriez plus voir de visage sans masque. Et c'est la loi qui l'oblige.

À Glisy, dans l'un des plus grands centres commerciaux aux alentours d'Amiens, l'accès est désormais interdit aux personnes non masquées : "Si quelqu'un se présente sans masque, nous lui offrons la possibilté d'en acheter à l'accueil", explique Richard Girault, chargé de communication des enseignes Casino. "En général, tout se passe bien, mais si le client ne veut pas se plier à la règle, il n'entre pas dans le magasin, c'est non négociable".

Et pour être certain de ne pas entendre un consommateur déclarer qu'il n'est pas au courant, l'enseigne a misé sur les réseaux sociaux : "On a beaucoup communiqué pour ne pas prendre les clients au dépourvu, avec des affiches, des posts, des tweets etc. C'est pour protéger nos clients, mais nos salariés aussi".
 
Dans un autre grand centre commercial d'Amiens-sud, le directeur est très surpris du respect de la loi par les clients : "Nous avions mis en place des magasins tests avant que le port du masque devienne obligatoire, dans la région parisienne et à Nantes. Tous les jours, il y avait une petite dizaine d'altercations. Mais depuis ce matin, à Amiens, tout se passe bien, vraiment, je suis surpris par la discipline des Picards !".

Et d'ajouter : "Avant vendredi dernier, près de 30% de nos clients ne portaient pas de masque. Depuis samedi, tout le monde l'a. Nous n'avons eu qu'un seul réfractaire depuis ce matin. Les vigiles l'ont raccompagné vers la sortie, et après une discussion un peu houleuse, il a mis son masque. Mais c'est vraiment un incident isolé par rapport au nombre de personnes qui pénètrent dans le centre commercial".
 

C'est dès le debut du déconfinement qu'il fallait le faire !


Même son de cloche dans un magasin de jardinerie et d'animalerie dans la zone commerciale de Glisy. Les clients se plient volontiers au port du masque : "Ce n'est pas très agréable, mais on est bien obligé !", avoue Sylvie, venue se balader. Une allée plus loin, Cyrille et Corinne estiment, eux, que la mesure arrive même trop tard : "Le gouvernement a attendu que le virus reparte en Mayenne pour rendre le masque obligatoire, déplore Cyrille.  Mais c'est dès le debut du déconfinement qu'il fallait le faire ! Franchement, je crois que les gens sont perdus ! Il faut le mettre, ensuite il ne faut plus, maintenant, on est obligés... On ne sait plus! ".

De son côté, le directeur du magasin explique ne jamais avoir essuyé de refus de la part des clients: "Depuis notre réouverture en avril, nous demandons à nos clients de porter un masque, et tout se passe bien. Il a même été mis en évidence dans l'une de nos enquêtes de satisfaction que 95% d'entre eux trouvaient cette exigence sécurisante !", se félicite Richard Girault.
 
"Ce n'est pas très agréable, mais ça ne me dérange pas", explique cette cliente.
"Ce n'est pas très agréable, mais ça ne me dérange pas", explique cette cliente. © Gaëlle Fauquembergue/ France TV


Dans les salles de sport, un port du masque "parfois ingérable"

Dans les salles de sport, par contre, le masque fait grincer des dents. Il est obligatoire au niveau de l'accueil et lors des déplacements entre les machines. Un problème pour Thomas Mathieu, gérant d'une salle de fitness à Amiens. "Aujourd'hui, c'est le premier jour donc je suis tolérant, mais dès demain tout le monde devra en mettre un, même si ça n'a souvent pas de sens !", estime-t-il. "Il faut mettre un masque pour rejoindre une machine qui se trouve à deux mètres, et sachant que chaque masque est à usage unique, vous imaginez le coût ?! Les inscrits se plient à la règle, mais c'est franchement difficile à gérer pour nous".

Rappelons qu'en cas de non-port du masque, l'amende encourue s'élève à 135 euros.
 
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