Rachat du RC Lens : Grégory Maquet espère rencontrer Mammadov "dans les prochains jours"

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Écrit par Yann Fossurier

L'homme d'affaires belge, Grégory Maquet, PDG du groupe immobilier Century 21 Bénélux, a transmis une offre de rachat du RC Lens à son actionnaire principal, l'Azerbaïdjanais Hafiz Mammadov. Il fait le point avec nous sur ce projet qu'il espère bien voir aboutir très prochainement. 

M.Maquet, où en sont vos discussions sur la reprise du Racing Club de Lens ?

Il y avait une première échéance au 15 décembre. C’était la date limite de notre offre qui a été prolongée jusqu’au 30 décembre à la demande de M.Mammadov (actionnaire majoritaire du RC Lens NDR) qui avait besoin d’un peu de temps pour réfléchir. Ce monsieur réfléchit toujours. Il a repris contact avec moi le 15 décembre pour me dire d’attendre jusqu’au 30, puis le 30, ils ont a repris contact indirectement, m’informant que pour l’instant, il n’était pas à Bakou, pas en Europe, mais que par contre, il souhaitait aller de l’avant dans la discussion. Vraisemblablement, cette discussion devrait avoir lieu dans les prochains jours je pense.

Vous souhaitez le rencontrer directement cette fois ?

Tout à fait. En tout cas, c’est l’objectif. Je ne vois pas bien comment on pourrait faire autrement.

Quand vous dîtes qu’ « ils ont repris contact indirectement », ce sont ses conseillers ?

Oui, ça a été lui dans un premier temps, puis ensuite ses conseillers. On essaie de matérialiser cette rencontre. C’est un dossier qui n’est pas évident et qui ne peut se régler qu’autour d’une table et de vive voix.


Vous vous attendiez à ce que ce soit compliqué à ce point lorsque vous vous êtes engagé dans ce projet et que vous avez formulé cette offre ?

C’est un club que je suis depuis plus de deux ans maintenant. Je savais que les derniers mois avaient été relativement compliqués et je savais à quoi m’attendre en partie. Je ne suis donc pas étonné de la manière dont ça se déroule aujourd’hui. C’est un dossier qui est compliqué, mais sans vraiment l’être.  Dans le cadre d’une reprise d’une société, que ce soit un club de football  ou autre, on doit passer par une phase technique classique d’audit comptable, juridique, etc... Ce ne sont pas des grandes difficultés, bien que le travail doive être fait avec énormément de rigueur. Et après ça, ce sont des phases de négociations. Aujourd’hui, je ne suis pas étonné par la tournure des événements. Ce qui rend les choses un peu compliquées, c’est la distance. Ce n’est que ça. Aujourd’hui, je suis dans un souhait de rencontre. Il n’y a pas de discussions de fond.  En tout cas, il y a une discussion de fond en interne, chez nous, sur le projet, sur la manière de le concevoir, sur l’avenir qu’on pourrait donner au club de Lens. Evidemment pour nous, ce sont les débats les plus importants. Après, c’est juste un ajustement de chiffres dans une discussion.

Ces discussions « en interne », c’est avec qui ? D’autres partenaires associés au projet ?

Exactement. C’est un travail qui doit être fait en amont. On a une idée bien précise de là où on veut aller avec le club. Ce qui vous manque toujours quand vous ne connaissez pas encore bien le dossier, c’est de définir quels sont les moyens dont vous devrez disposer pour atteindre ces objectifs. Quand vous avez fait l’audit complet, juridique et financier, vous avez une idée beaucoup plus précise des moyens financiers que vous devrez dégager. Avec deux solutions : soit vous allez de l’avant parce que vous avez décidé qu’il n’y a pas de souci et que ça correspond à vos aspirations, soit vous faîtes deux pas en arrière parce que ça ne correspond plus, parce que vous avez des surprises, des choses comme ça… là, on n’est pas surpris par ce qu’on découvre au Racing Club de Lens.

Il n’y a donc pas eu de mauvaises surprises, ça correspondait à ce à quoi vous vous attendiez ?

Ça correspondait à l’idée que je m’en étais fait, tout à fait.  Avec les aléas auxquels je m’attendais.

"Ce club doit jouer un rôle intéressant en Ligue 1"


Qu’est-ce qui peut inciter aujourd’hui un groupe d’investisseurs comme le vôtre à reprendre un club comme Lens qui, depuis qu’il ne joue plus les premiers rôles, perd de l’argent ? Surtout quand on voit des clubs riches comme le PSG ou Monaco truster le haut du tableau en Ligue 1.

Ce club doit jouer un rôle intéressant en Ligue 1. Quand vous jouez le top 10 ou le top 12, c’est déjà jouer un rôle intéressant. C’est clair que rester en Ligue 2, ça n’a aucun sens. Ni économique, ni sportif avec l’infrastructure dont Lens dispose. L’objectif est clairement de monter en Ligue 1 le plus rapidement possible. De mettre des moyens qui sont mesurés par rapport à cette ambition, parce que ce n’est pas uniquement une question d’argent, c’est un tout. Une fois que vous êtes en Ligue 1, le but c’est de jouer un rôle intéressant, au mieux un rôle de challenger. C’est le rôle que doit jouer un club comme le Racing Club de Lens aujourd’hui. Et ça dépend souvent de pas grand-chose. Ce qui est important en tout cas pour nous dans le cadre de cette reprise, c’est de dire qu’un projet doit être économiquement viable sans dépendre des résultats sportifs.  Faute de quoi les décisions que vous prenez ne sont pas toujours des décisions de raison. On voit dans notre analyse et les projections qu’on peut faire sur le Racing Club de Lens avec toutes ses potentialités que c’est le cas, il a le potentiel aujourd’hui d’être complètement autoportant  au niveau financier, juste sur une gestion de club un petit peu plus drastique et une gestion de club cohérente.

On a quand même le sentiment qu’il y a des coûts structurels relativement importants, non ?

Il y a des coûts structurels qui sont évidemment plus importants qu’ailleurs. Mais par contre, vous avez aussi les rentrées financières qui vont avec : des droits TV qui sont plus importants à Lens que pour d’autres clubs de Ligue 2 parce qu’il y a un intérêt plus important, vous avez des partenaires financiers, du sponsoring . Tout ça va avec le club. Alors après, de nouveau, c’est une question de bonne gestion, également de bonne formation sportive, ça passe aussi par là. Il faut continuer à mettre l’accent là-dessus. Mais aujourd’hui en tout cas, à l’analyse qu’on peut en faire, on a un club potentiellement qui peut aller à l’équilibre sans problème. Ça passe par un effort financier pour le remonter en Ligue 1 mais c’est un club qui peut potentiellement être équilibré relativement rapidement.

Sans que l’actionnaire ait besoin de remettre la main à la poche ?

Tout à fait. Mais après tout dépend toujours de vos ambitions, de vos perspectives et de votre manière de gérer les choses. On aurait pu injecter 50 millions comme 25. C’est toujours une question de bonne gestion comme dans n’importe quelle autre société. Au-delà de ça, pourquoi Lens, en dehors du fait qu’il y ait un vrai projet sportif qui est très intéressant derrière ? C’est qu’on sent aussi que le club est soutenu par le pouvoir politique. C’est extrêmement important. Parce que la réussite d’un projet comme Lens passe par différents vecteurs, notamment le vecteur politique. Donc aujourd’hui, on est bien reçus aussi bien par la mairie de Lens, que par la région du Nord Pas-de-Calais, que par l’un ou l’autre sénateur qui viennent de cette région. On sent qu’il y a un engouement extrêmement important. Il y a aussi bien évidemment le développement des alentours de Bollaert. On ressent aussi très vite qu’il y a de vraies synergies avec la ville en tant que telles. On n’est pas ici dans un club qui est totalement isolé mais on est au sein d’un club qui fait partie d’un ensemble et qui a un rôle à jouer extrêmement important.


J’imagine que c’est ce qui suscite aussi l’intérêt d’un homme d’affaires comme vous, puisque vous êtes plutôt spécialisé, à la base, dans l’immobilier ? Colony Capital s’était intéressé au PSG et au Parc des Princes pour ces raisons là aussi.  

Tout à fait et on ne s’en cache pas. D’ailleurs, il y a de la cohérence dans le projet parce que vous avez des développements  sportifs qui vont de pair avec un développement qui peut être un développement urbain. Quand vous voyez ce qui se passe dans certains clubs anglais ou dans les clubs modernes en général, il faut une intégration parfaite d’un stade, soit au sein d’une ville comme c’est le cas à Lens, soit dans la périphérie mais avec des activités et de l’animation autour. Aujourd’hui, je pense que tous les critères sont réunis pour faire en sorte que ce soit une réussite. C’est clair.

L’implantation du Louvre-Lens, ça a été un élément déterminant pour vous ?

Ce n’est pas un élément déterminant mais un élément « influençant ». La discussion que j’ai pu avoir récemment tant avec le maire de Lens qu’avec l’ancien président de région (Daniel Percheron NDR) renforce mes convictions. Je pense que même si le pouvoir politique change, les projets restent d’actualité. La survie  ou tout du moins l’évolution d’une ville comme Lens passe par là. Et je crois que tous les pouvoirs l’ont compris, à tous les niveaux.

C’est un enjeu d’image qui est très important ?

C’est un enjeu d’image exactement.

Vous évoquiez les rentrées financières du Racing Club de Lens. J’ai souvenir que lors de vos premières interviews vous parliez d’un « projet social ». Lens attire un large public dans son stade mais ça ne génère pas forcément énormément de recettes comparé à d’autres clubs. Le club maintient des tarifs bon marché parce qu’il veut rester un club populaire. Est-ce que c’est problématique pour vous ?

La complexité, c’est de trouver un juste équilibre. C’est clair que si vous donnez la quasi-gratuité au niveau des entrées, ça va poser un problème au niveau de l’équilibre. Donc il va y avoir un souci. Par contre, je pense que ça doit rester un club extrêmement populaire. L’important, c’est que les gradins soient remplis. C’est extrêmement important pour tout le monde. Pour l’image, pour les sponsors, pour la ville, pour les joueurs, pour les médias, etc…  je pense qu’il faut donc faire en sorte que ce club reste extrêmement accessible pour chacun, c’est un élément déterminant. Aujourd’hui, on ne base pas évidemment l’évolution d’un plan financier sur une augmentation des tarifs des tribunes, ça ne fait pas partie aujourd’hui des projections. Après, on verra un petit peu.  Vous pouvez éventuellement un jour augmenter les tarifs, mais tout dépend de la division où vous jouez. C’est déjà une première chose que vous offrez. Il y a le spectacle sur la pelouse et le spectacle en dehors de la pelouse. Je suis résolument convaincu  que le monde du foot en France – comme en Belgique – doit encore évoluer. On vient aujourd’hui assister de plus en plus à un spectacle en général. On vient passer une après-midi dans un stade,  ça doit être une récréation familiale. Tout le monde doit s’y retrouver. Ce n’est pas encore le cas. Beaucoup de clubs l’ont compris mais n’ont pas les moyens de développer ce type de projet.  Ça fait partie en tout cas de nos ambitions.


Et avec la rénovation du Stade Bollaert-Delelis, il y a un nouvel outil qui correspond à ces ambitions ? 

Exactement. Aujourd’hui, vous avez un stade avec beaucoup d’adaptations possibles. Il y a beaucoup de développements possibles. Et vous avez surtout aussi le développement tout autour du stade. A un moment donné, il doit y avoir des zones récréatives qui doivent être développées. Il y a en tout cas quelques hectares qui doivent faire l’objet d’une très grande attention. Je pense que la mairie de Lens l’a évidemment bien compris depuis longtemps. Et je crois qu’aujourd’hui, on peut amener une petite dynamique. Modestement, on peut y contribuer.

Un autre élément important quand on parle du RC Lens, c’est la formation. A la fois en terme de coûts, parce que c’est un investissement, mais aussi en terme de recettes parce qu’on a vu que certaines ventes avaient permis de sauver le club l’été dernier. Est-ce que ça reste un élément important dans votre projet ?

C’est un élément déterminant dans la reprise d’un club comme Lens. Ce qui est important, c’est de pouvoir former et faire en sorte aussi de pouvoir garder les joueurs. Sinon vous formez pour survivre. L’idée n’est pas de former pour survivre, l’idée est de former pour évoluer.  Et puis par la suite évidemment, ça passe par des cessions de joueurs qui arrivent à maturité. Je pense qu’il faut d’abord mettre en valeur les joueurs que vous formez et c’est un luxe de pouvoir se le permettre. Mais c’est à ça qu’on aspire en tout cas.

Vous laissiez entendre qu’il y aurait sans doute quelques coûts à compresser. Au regard de votre audit, à quel niveau peut-on encore optimiser les choses ?

J’en ferai part au moment opportun, c’est un peu prématuré d’en parler.

"Si ce projet se fait, vous pourrez vous apercevoir que je ne suis absolument pas seul"


Le club n’est pas extrêmement endetté. Il y a juste cet emprunt Swiss Life qui remonte déjà à quelques années et qui est gagé sur le Centre Technique de la Gaillette. Est-ce que c’est quelque chose qui pourrait être soldé rapidement et qui pourrait donner de nouveau au club une marge pour emprunter ?

C’est envisagé mais il y a différentes pistes. C’est une discussion qu’on devra avoir de nouveau au moment opportun avec  les différents intervenants. Il y a des échéances aujourd’hui à respecter, à l’égard notamment de Swiss Life. Elles seront respectées si on reprend le club et on verra ce qu’on fait par la suite. Aujourd’hui, on sait qu’on a une manne d’argent frais à injecter dans le club et c’est indispensable pour le relancer en tout cas et atteindre nos objectifs. Ce qui est important pour nous aussi quand on a monté le projet, c’est de monter ce projet autour d’une équipe et pas autour d’un homme. C’est pour cela qu’aujourd’hui, c’est moi qui apparais un petit peu parce que je dirige ce projet. Vraisemblablement demain, si ce projet se fait, vous pourrez vous apercevoir que je ne suis absolument pas seul. Ça doit être une réflexion partagée. C’est un goût du risque et du plaisir partagé.

Ce sont des compatriotes belges ou des personnes d’autres nationalités ?

Ce sont essentiellement des Belges et des Français.

Ils préfèrent rester discrets pour le moment ?

Bien sûr.

Juridiquement, cette reprise se ferait en rachetant les parts de M.Mammadov dans la société RCL Holding qui détient aujourd’hui le club ou s’agira-t-il du rachat complet de la SASP (Société Anonyme Sportive Professionnelle) Racing Club de Lens par une nouvelle structure?

La proposition que nous avons faite à M.Mammadov, c’est de reprendre la SASP. M.Mammadov est maintenant le seul maître de la discussion. On verra un peu ce que lui souhaite.

Gervais Martel, actionnaire minoritaire au sein RCL Holding, a aussi son mot à dire si la holding doit céder la SASP (il dispose d’une minorité de blocage NDR) ?

Bien sûr, tout à fait, et M.Martel est très constructif. Lui, il souhaite une solution pour le club, donc je pense qu’il se ralliera à la solution qu’on va trouver. Aujourd’hui, notre offre, notre cible, c’est la SASP de manière très simple. On ne connaît pas les intentions de M.Mammadov. Si cette rencontre a lieu, objectivement, je pense que ça peut aller relativement vite. On est rompu à ce type de discussions, on comprend aussi tout à fait la position d’un actionnaire qui a mis 25 millions d’euros dans un club et qui les a perdus. Ça, c’est quelque chose aussi qui se respecte. Moi, je prends beaucoup de recul par rapport à tout ce qui peut se dire sur M.Mammadov. Aujourd’hui, je vois juste que c’est le seul qui a mis 25 millions d’euros dans un club en deux ans.

Il est de toute façon incontournable sur ce dossier...

Bien sûr. Mais peut-être souhaitera-t-il conserver le club et continuer à le mener seul, avec M.Martel ? Aujourd’hui, on a décidé de consacrer pas mal d’énergie à l’analyse et aux possibilités parce que c’est un challenge qui nous intéresse. On savait que la vraie difficulté c’était de connaître la position de M.Mammadov. C’est qu’à un moment donné vous avez en fait un candidat acquéreur qui ne connaît pas la position d’un potentiel vendeur. Potentiel, hypothétique. Ça effectivement, c’est un peu particulier, mais bon…

Quand il vous a recontacté, c’était de façon très formelle, par écrit ?

Par une lettre. Mais j’ai pour habitude de ne jamais lire entre les lignes pour ne pas faire de mauvaises interprétations. On est toujours ouvert aujourd’hui à une discussion avec M.Mammadov, on aurait pu se retirer complètement. On ne l’a pas fait parce que M.Mammadov a réagi. Je peux comprendre que s’il n’est pas en Europe actuellement, il n’est pas en Europe. Je ne sais rien faire d’autre aujourd’hui que de voir si on peut le rencontrer et trouver un terrain d’entente.

Vous vous êtes donné une nouvelle échéance ?  Ou vous n’êtes pas forcément pressé à votre niveau ?

Je ne sais pas faire plus que ce que j’ai fait. Je n’ai pas vraiment de pression. On a fait notre offre, on sait où on veut aller et le club ne va pas disparaître. On espère juste qu’il n’y aura pas de difficultés au niveau de la DNCG (Direction Nationale du Contrôle de Gestion, NDR), mais je ne pense pas. M.Martel gère ça très bien. Ce serait peut-être un tout petit peu dommage que l’opération se fasse en bout de saison alors que si on peut intervenir relativement rapidement aujourd’hui… vous avez quand même un club de Lens qui n’est qu’à deux points du « montant » (Clermont, 3e de Ligue 2 NDR). 

Et ça change beaucoup de choses.

En tout cas, ça change les perspectives. Ils étaient un moment dans les quatre dernières places, donc bien évidemment, vous êtes plus dans ce cas-là dans un sentiment de crise grave. Aujourd’hui, vous n’avez pas le même sentiment. Ce serait donc un petit peu con de louper le coche parce que le temps est passé et les décisions n’ont pas été prises. Mais bon, de nouveau, moi je respecte ça.

"Il n'y a pas péril en la demeure"


Est-ce que la survie du club est menacée si votre projet de reprise n’aboutit pas rapidement ?

Objectivement, le club a besoin d’un repreneur, ça c’est clair. Après c’est une vraie discussion et une décision de la DNCG. Elle leur appartient. Aujourd’hui, le club a besoin soit d’un repreneur, soit d’un peu d’argent frais. Mais il n’y a pas péril en la demeure à une semaine près. La prochaine échéance, elle est au mois de mai. Mais on est en janvier et le mois de mai, c’est demain.

S’il n’y a pas de fin de non-recevoir de la part de M.Mammadov, c’est déjà un bon début, non ?

On a traité des dossiers plus complexes et on est arrivé au bout. Vous savez, le Belge a une faculté d’adaptation aux difficultés (rires). Ce n’est pas un dossier insurmontable pour nous.