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Salah Abdeslam refuse l'extradition vers la France

Salah Abdeslam refuse son extradition en France. / © Capture d'écran vidéo BFM TV
Salah Abdeslam refuse son extradition en France. / © Capture d'écran vidéo BFM TV

L'avocat du terroriste Salah Abdeslam, arrêté vendredi à Molenbeek, a déclaré que son client refusera l'extradition vers la France, après avoir parlé quelques minutes avec lui depuis le siège de la police fédérale belge. 

Par Avec AFP

"Nous refuserons l'extradition vers la France". Après s'être entretenu dix minutes avec Salah Abdeslam, son avocat Sven Mary a fait part à la presse des demandes de son client, toujours retenu au siège de la police fédérale belge : Salah Abdeslam ne veut pas être extradé vers la France. 

"Ce n'est pas parce qu'il refuse qu'il ne sera pas remis", avait expliqué samedi à l'AFP l'avocate française Florence Rouas-Elbazis, "mais cela peut entraîner un délai supplémentaire".

Suite à sa capture après quatre mois de cavale vendredi, François Hollande avait dit s'attendre à ce que la Belgique extrade "le plus rapidement possible" Salah Abdeslam vers la France. Et le ministre belge de l'Intérieur, Jan Jambon, avait estimé "normal (...) que Salah soit extradé et que la justice française traite le cas".

Remis sous mandat d'arrêt européen

Salah Abdeslam pourrait être remis à la France aux termes du mandat d'arrêt européen plutôt qu'extradé. Ainsi, la procédure serait plus courte. De fait, le mandat d'arrêt européen, créé en 2002, se veut une procédure beaucoup plus rapide et sûre, au point de vue juridique, que l'extradition. Ainsi, il s'agit d'une procédure purement judiciaire, de parquet à parquet, sans intervention directe du gouvernement.

Le Premier ministre belge Charles Michel a d'ailleurs indiqué samedi, à l'issue d'un conseil national de sécurité, que la procédure d'extradition pourrait prendre "quelques semaines" en vertu du droit belge.

"Il y était"

Devant les journalistes, l'avocat de Salah Abdeslam, Sven Mary, surnommé "l'avocat des crapules", a ajouté : "Il a été blessé par balle à la jambe et il est alité". 

Interrogé par la foule de journalistes pour savoir si son client confirmait avoir été présent à Paris le 13 novembre, jour des attentats qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés, Me Mary a répondu: "Il y était".

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