Amiens : une femme tuée à coups de couteau, un appel à témoins lancé pour retrouver son conjoint, le principal suspect

Une femme de 34 ans a été retrouvée morte dans le domicile de son conjoint. Elle a reçu une vingtaine de coups de couteau. Son conjoint est activement recherché. 

Une femme de 34 ans a été retrouvée morte dans le domicile de son conjoint à Amiens.
Une femme de 34 ans a été retrouvée morte dans le domicile de son conjoint à Amiens. © Jean-Louis Croci/FTV

Claire M., 34 ans, était brancardière et mère de deux enfants. Elle vivait une relation depuis août 2020 avec Gwénael W. 

Vendredi 7 mai, elle se rend chez son compagnon et ne donne plus signe de vie. Le lendemain, Gwénael W. se rend seul chez une amie pour y passer la nuit, blessé au visage et à la main et dans un état confus. "Il a évoqué le fait que son amie Claire M avait été tuée, qu'il n'était pas l'auteur de ce crime, et que ce crime aurait été commis par deux personnes, qui auraient dans un premier temps tenté de convaincre la victime de le tuer avant de se retourner contre elle. Des explications assez confuses, en l'état assez peu crédibles, mais tant que nous n'avons pas pu entendre cette personne et avoir des explications, il convient de demeurer prudents", a déclaré le procureur de la République Alexandre de Bosschère. 

Une vingtaine de coups de couteau

Cette amie rapportera les propos de Gwénael à la police, et c'est ce qui permettra de trouver le corps, dimanche 9 mai dans l'après-midi. Il est enroulé dans un tapis, dans le salon du domicile de Gwénael, un pavillon du quartier Longpré à Amiens. Les investigations de police technique révèlent que des traces de sang ont été effacées, laissant penser que le crime s'est bien produit dans la maison. 

L'autopsie montre que la jeune femme a reçu au moins une vingtaine de coups de couteau. D'après le procureur, "l'emplacement de ces coups dans des parties vitales comme le thorax ne laisse pas de doutes sur l'intention d'homicide".

Gwénael W. fait figure de principal suspect mais reste introuvable. Il est activement recherché par les forces de l'ordre, qui ont lancé un appel à témoins. "La diffusion [de cet appel à témoins] a deux objets : permettre sa localisation puis son interpellation, mais aussi éviter qu'il ne puisse représenter un danger chez un tiers", a précisé Alexandre de Boscchère.

Un appel à témoins a été lancé pour retrouver le principal suspect du meurtre de Claire M. à Amiens.
Un appel à témoins a été lancé pour retrouver le principal suspect du meurtre de Claire M. à Amiens. © Tribunal d'Amiens

Si vous disposez d'une information récente concernant cet homme, appelez le numéro suivant : 03 20 30 37 25. Le procureur met tout de même en garde sur le fait que certaines personnes de sa famille lui ressemblent, et qu'il ne faut pas intervenir directement en sa présence, mais joindre les forces de l'ordre.

Condamné pour harcèlement sur son ex-compagne

Le procureur a indiqué que l'homme était "instable sur le plan psychologique" et "qui peut s'avérer violent", mais il a rappelé que "cet appel à témoins ne signifie pas qu'il s'agit de manière certaine de l'auteur des faits". L'homme de 39 ans est connu de la justice. Il a été condamné en 2019 pour des faits de harcèlement sur son ex-compagne, la mère de ses deux enfants, atteinte à l'intimité de la vie privée et usage de stupéfiants. Il avait écopé d'une peine de six mois de prison avec sursis avec mise à l'épreuve.

En juin 2020, il avait également été interpelé devant son domicile alors qu'il était "sous l'emprise de stupéfiants, dans un état délirant et confus, avec un couteau à la main". Il avait été condamné à 4 mois de prison, mais avait fait appel après un séjour en hôpital psychiatrique. Il n'avait donc pas été incarcéré, la décision étant toujours suspendue, jusqu'à la décision en appel. 

Les proches de la victime ont été entendus par les services de police. D'après eux, Claire M. n'avait jamais évoqué de violences de la part de son conjoint. Elle n'avait jamais porté plainte ni déposé de main courante non plus. Ses enfants, âgés de 13 et 17 ans, ont été pris en charge par des membres de leur famille proche.
 

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