Dijon-Amiens : la justice lève les sanctions contre le supporter soupçonné de cris racistes envers Prince Gouano

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Écrit par Eline Erzilbengoa
Le 12 avril 2019, le capitaine de l'Amiens SC Prince Gouano décide de quitter le terrain lors du match Dijon-Amiens après avoir entendu des cris racistes
Le 12 avril 2019, le capitaine de l'Amiens SC Prince Gouano décide de quitter le terrain lors du match Dijon-Amiens après avoir entendu des cris racistes © FTV

Dans son jugement rendu le 17 décembre, le tribunal administratif de Dijon annule la sanction prononcée à l'encontre d'un supporter du DFCO soupçonné de cris racistes envers l'ancien capitaine de l'Amiens SC Prince Gouano le 12 avril 2019. 

Le tribunal administratif de Dijon, dans son jugement du 17 décembre 2020, a annulé, faute d'éléments de preuves, la décision par laquelle le préfet de la Côte-d’Or a interdit à un supporter du Dijon Football Côte-d’Or (DFCO) de se rendre au stade durant deux ans. 

Soupçonné de cris racistes lors du match Dijon-Amiens le 12 avril 2019, le supporter appartenant au club "Les Lingon’s Boys", avait l’interdiction de pénétrer ou se de rendre aux abords d’un stade pour assister aux rencontres sportives du DFCO et une obligation de répondre aux convocations des forces de l’ordre lors de ces matchs. 

Des bruitages de singe

Le 12 avril 2019, après 77 minutes de jeu, le capitaine de l'Amiens SC Prince Gouano, décide de quitter le terrain. Pendant la rencontre, le joueur assure avoir entendu des bruitages de singe venant des tribunes. "Je me suis retourné et effectivement il y avait un monsieur qui regardait dans ma direction et qui continuait", avait-il confié. Le soir même, un homme est interpellé puis placé en garde à vue pour provocation à la haine raciale. Depuis le début de l'affaire, le supporter âgé de 22 ans nie les faits. 

Pas assez de preuves

Le tribunal considère aujourd'hui qu'il n'existe pas suffisamment de preuves matérielles pour désigner le supporter comme l'auteur de ces cris racistes et que la mesure prise par le préfet est illégale en l’absence d’établissement des faits. 

Ceci étant, il précise qu'il appartient au préfet de la Côte-d’Or de faire appel de la décision s'il parvient à rassembler de nouveaux éléments de preuve. Par ailleurs, indépendamment de la procédure administrative, une procédure pénale est actuellement en cours. L'affaire n'est donc pas terminée.

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