Elioth, 10 ans, et sa fable "Le chat et la souris", vainqueurs du concours national célébrant les 400 ans de La Fontaine

À seulement 10 ans, Elioth Rose, élève à Amiens, a remporté le concours national Fêtes des Fables, faites des fables organisé par le ministère de l'Education nationale, pour son texte Le chat et la souris. Le concours était organisé pour célébrer les 400 ans de la naissance de Jean de la Fontaine.

Parmi les 9 lauréats, c'est le seul Picard. Vendredi 2 juillet, Elioth Rose, 10 ans, a remporté le prix du concours national Fêtes des Fables, faites des fables dans la catégorie Écoles primairesOrganisé par le ministère de l'éducation nationale pour célébrer les 400 ans de la naissance de Jean de La Fontaine, le concours était adressé aux élèves de primaire, de collège et de lycée. 

C'est à l'initiative de l'enseignante qu'Elioth a participé au concours. Les participants au concours devaient suivre deux règles : écrire une fable en prose ou en vers et l'accompagner d'une illustration. "Elioth s'est distingué à la fois dans le texte et dans l'illustration", souligne son père, Mathieu. La fable d'Elioht s'intitule Le Chat et la Souris.

Se satisfaire des petites choses 

La fable d'Elioth s'inspire bien entendu de celles de Jean de la Fontaine. "C’est l’histoire d’un chat qui veut manger la souris. Mais la souris elle ne veut pas se faire manger. Donc elle fait une ruse et dit "si tu me laisse déguster mon fromage, je serais plus grasse et tu pourrais bien mieux te régaler". Elle termine son fromage lentement, en 20 minutes et le chat s’endort et la souris en profite pour s’échapper", raconte Elioth . La morale de l'histoire : "mieux vaut un moineau dans la main qu'une colombe sur le toit". Ça veut dire qu'il vaut mieux être sûr d'avoir un petit truc plutôt qu’un gros truc qu’on n’est pas sûr d’avoir", explique-t-il.

"On a beaucoup travaillé avec la maîtresse, concède Elioth. Tous les jours, avant d'aller à la cantine, il travaillait son texte. J'ai voulu participer parce que ça m'intéressait. Je savais que parfois je peux me surprendre quand j'écris". 

Il écrit beaucoup

Elioth est un élève de CM2 de l'école primaire Jean-François Lesueur à Amiens. Et ce n'est pas un hasard s'il a remporté ce prix. "C'est un garçon qui aime beaucoup écrire, assure Mathieu Rose. Ça arrive régulièrement qu'il me prenne mon ordinateur pour écrire ce qui lui passe par la tête. Généralement, c'est assez court. C'est pour ça que l'exercice de la fable lui allait très bien". 

"J'écris des histoires qui me passent pas la tête. Je m'inspire beaucoup de films comme Harry Potter", explique Elioth. 

"Une bonne expérience"

"Je suis très fier, très content, se rejouit Elioth Rose au téléphone. Quand j'ai reçu mon prix, j'étais timide, j'étais très ému aussi". 

"On est extrêmement content et très fier de lui, s'exclame son père, Mathieu Rose. C'est surtout une bonne expérience et pour sa confiance, c'est très bien". 

"Elioth est un enfant qui est dans son monde. Parfois il faut l'en sortir. On pourrait dire qu'il plane. C'est assez curieux parce qu'on a l'impression qu'il ne nous écoute pas, mais en fait, il entend tout. Il fait semblant de pas écouter", décrit-t-il.

Et pour preuve, Elioth a écrit sa fable tout seul. Il en a très peu parlé à ses parents. "Je n'avais même pas compris la portée de ce concours en fait, reconnait même son père. C'est vendredi quand j'ai appris qu'il y avait eu 900 fables envoyés à travers toute la France que j'ai compris ! J'ai été impressionné et assez surpris parce qu'il n'avait presque aucune apréhension, il était très à l'aise", rajoute-t-il, de l'émotion dans la voix. 

Remise des prix par le ministre Jean-Michel Blanquer

La cérémonie de remise des prix a eu lieu vendredi 2 juillet à Chateau-Thierry en présence du ministre de l'éducation nationale Jean-Michel Blanquer. C'était l'occasion de célébrer les 400 ans de Jean de La Fontaine. 

Quelques jours avant, Elioth et quelques autres candidats présélectionnés avaient rencontrés le président de la République Emmanuel Macron, ainsi que Brigitte Macron et Fabrice Luchini, à Château-Thierry. 

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