Migrants : un fonds britannique finance l'installation de quatre caméras de surveillance à Cayeux-sur-Mer

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Cet été, les plages de Cayeux-sur-Mer ont été le point de départ de tentatives de traversée de migrants vers les côtes britanniques. Un fonds britannique de lutte contre l'immigration clandestine finance l'installation de quatre caméras de surveillance sur la commune.

Quatre caméras de vidéosurveillance vont être installées à Cayeux-sur-Mer, dans le hameau de Brighton-les-Pins. Elles seront financées par un fonds britannique de lutte contre l’immigration clandestine.

Coût total de l’opération : 67 108 €, financé à hauteur de 55 923 € par le fonds britannique. L’autre partie (11 185 €) sera prise en charge par la fédération départementale de l’énergie (FDE), dont le prestataire est Citeos.

Une opération blanche pour la commune "Nous avions ce projet de sécurisation de l’espace public et des bâtiments depuis 2020. Après l’été dernier, et les tentatives de traversée de migrants, nous avons pu bénéficier d’une subvention exceptionnelle" explique Matthieu Blin, directeur général des services de la mairie de Cayeux-sur-Mer.

Ces quatre premières caméras seront positionnées autour du phare de Brighton-les-Pins. "C’est une zone plutôt sauvage, avec des sentiers d’accès à la mer, où les passeurs peuvent utiliser des véhicules" ajoute Matthieu Blin.

Le centre de visionnage sera installé dans les locaux des agents de surveillance de la voie publique (ASVP). Une seule personne devrait être habilitée à visionner ces images.

Un objectif final d'une trentaine de caméras

L’objectif final est de placer une trentaine de caméras sur le territoire de Cayeux-sur-Mer, de la pointe du Hourdel, à l’entrée de la ville, notamment pour surveiller les 14 kilomètres de littoral.

La deuxième tranche, prévue pour fin 2022, début 2023 devrait permettre l’installation de 12 caméras supplémentaires, pour un investissement de 205 000 €.

L’équipe municipale espère pouvoir bénéficier de la même subvention "nous allons demander l’aide du département, qui est plafonnée à 50 000 €, ainsi que celle de la région, plafonnée à 30 000 €. L’aide du fonds britannique pourrait nous être extrêmement utile" explique Matthieu Blin.

Un investissement qui à ce stade ne couvrira pas le boulevard maritime.