La réouverture du local des Petits Filous à Abbeville repoussée

© Google Street View
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Un mois après le saccage de son local rue de Normandie à Abbeville, l'association les Petits Filous n'est toujours pas en mesure de rouvrir les portes. Les assurances sont passées il y a une dizaine de jours et le nettoyage ne fait que commencer. Les vitres brisées n'ont pas encore été remplacées.

Par Camille Di Crescenzo

Par mesure de sécurité, l'association abbevilloise "les Petits Filous" n'a pas pu rouvrir les portes de son local ce samedi 15 septembre comme elle le souhaitait. 
© Les Petits Filous
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Situé rue de Normandie à Abbeville, celui-ci a été entièrement saccagé dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 août 2018. Les 7 vitres brisées, le babyfoot cassé, ordinateur et chaîne hi-fi broyés sans compter la destruction des feuilles de papiers et crayons qui servaient aux enfants dans leurs activités de loisirs. 
© Les Petits Filous
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Une perte sèche pour l'association


Il y a une dizaine de jours, les assurances sont passées. Elles donnent une première estimation d'environ 500 euros de dégâts. C'est évidemment peu en regard de tout ce qui a été détruit car l'association fonctionne essentiellement avec du matériel de récupération et n'a donc pas de factures à présenter.
© Les Petits Filous
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A raison de 200 euros de franchise, Valérie Duhaupas, présidente de l'association depuis cinq ans, n'obtiendra donc que 300 euros. Même si elle reconnaît que le moral est à zéro, elle fera tout pour refaire quelque chose et les bénévoles ont déjà commencé le nettoyage

L'association "les Petits Filous" existe depuis 25 ans. Elle accueille à ce jour une douzaine d'enfants défavorisés âgés de 4 à 12 ans, pour leur proposer des activités de loisirs et des sorties les samedis après-midi, sauf pendant la période estivale. La cotisation est de 5 € par mois et par enfant. Le goûter est offert.  
 

Tensions dans le quartier


Selon Valérie Duhaupas, la situation dans le quartier est tendue"Avant, on arrivait à dialoguer avec les gens du quartier. Ce n'est plus le cas maintenant. En juin, on a réussi à voir une personne qui a vu ce qu'on faisait. Malgré cela, on a été caillassé". Pour elle, l'association serait victime d'une guerre des quartiers. 

Une enquête est en cours.

Dès que les vitres seront posées, les bénévoles espèrent reprendre les activités avec les enfants, à condition que les parents acceptent de les ramener.

 

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