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Les syndicats des betteraviers à Strasbourg pour présenter leur plan de reprise d'Eppeville et de Cagny

Près de 300 personnes se sont mobilisées devant la sucrerie d'Eppeville pour protester contre sa fermeture. / © Fred Haslin/PHOTOPQR/LE COURRIER PICARD/MAXPPP
Près de 300 personnes se sont mobilisées devant la sucrerie d'Eppeville pour protester contre sa fermeture. / © Fred Haslin/PHOTOPQR/LE COURRIER PICARD/MAXPPP

Ce mercredi 15 mai, les betteraviers de Saint-Louis sucre d'Eppeville dans la Somme et de Cagny en Normandie  sauront si la direction du groupe allemand Südzucker, maison-mère du sucrier, est prête à négocier pour leur vendre deux de ses usines. Une réunion décisive doit se tenir à Strasbourg.  

Par Halima najibi et l'AFP

Ce mercredi 15 mai, les représentants de la filière betteravière de Saint-Louis sauront si l'Allemand Südzucker est prêt à négocier pour leur vendre les sites d'Eppeville dans la Somme et de Cagny en Normandie. Ils espèrent maintenir l'emploi et la culture de la betterave dans leurs bassins de production. 
 
    
Le groupe allemand prévoit de fermer deux de ses quatre sucreries en France, à Cagny (Calvados) et Eppeville (Somme), soit près de 130 postes supprimés sur les 723 que compte sa branche française et la remise en cause du modèle économique de milliers d'agriculteurs.

Diminuer la production sur les sites français

Le groupe Sudzucker, maison-mère de Saint-Louis Sucre, a annoncé, au mois de février, la réorganisation des unités de production. L'objectif est de diminuer de moitié la production sur les sites français, en passant de 900 000 tonnes à 450 000 tonnes par an. 

Pour le site d'Eppeville, la direction prévoit d'arrêter les activités de production, et de n'y laisser que des activités de stockage et de déshydratation des pulpes Elle entend donc muter 122 salariés d'Eppeville (sur les 132 emplois permanents) vers le site de Roye, à une vingtaine de kilomètres de là.

Le groupe possède 29 usines en Europe et fait "porter à la France 500.000 des 700.000 tonnes de baisse de production de sucre" sur le continent, selon les betteraviers.
 

Un projet de reprise sous forme de coopérative

La Confédération générale des planteurs de betteraves propose une reprise sous forme de coopérative. Les betteraviers seraient propriétaires de leur outil de travail. Actuellement, 1275 betteraviers collaborent avec la sucrerie d'Eppeville. 

Ce projet "a été présenté vendredi au Crédit agricole, qui n'y voit pas d'opposition", a déclaré à l'AFP Loïc Touzé, délégué syndical central FO. Problème, la direction du premier sucrier mondial ne semble pas prête à donner à d'autres la possibilité d'exploiter ses usines. Lors d'une réunion au siège du groupe à Mannheim, le 12 mars, un mois après l'annonce de ces fermetures, la direction a, selon les syndicats, fermé la porte à toute projet de reprise.

La direction de Saint-Louis sucre ne souhaite pas faire de commentaires. Le 7 mai, lors d'une manifestation devant l'ambassade d'Allemagne à Paris, les betteraviers ont laissé entendre qu'ils ne fourniraient pas les deux usines de Roye (Somme) et Etrepagny (Eure), si la direction ne se montrait pas plus conciliante.   
 

 

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