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Trois jours après le meurtre de Nathalie Debaillie, manifestations à Lille et Paris pour dire “stop aux féminicides”

Le prénom de Nathalie Debaillie inscrit sur la poitrine de cette militante FEMEN, lors d'une manifestation organisée jeudi matin dans la cour du Palais Royal à Paris pour dire "stop aux féminicides". / © Crédit photo : Maya Angelsen
Le prénom de Nathalie Debaillie inscrit sur la poitrine de cette militante FEMEN, lors d'une manifestation organisée jeudi matin dans la cour du Palais Royal à Paris pour dire "stop aux féminicides". / © Crédit photo : Maya Angelsen

Trois jours après l'enlèvement et le meurtre de Nathalie Debaillie à La Madeleine, une centaine de personnes se sont réunies jeudi soir à Lille pour "rendre hommage aux 60 femmes tuées par leur compagnon ou ex" depuis le début de l'année et dire "stop aux féminicides".

Par @F3Nord avec AFP

Le collectif la Maison des femmes, conjointement à plusieurs associations comme Osez le féminisme ou le Planning familial, avaient appelé à ce rassemblement, place de la République devant la préfecture, trois jours après l'enlèvement et le meurtre de Nathalie Debaillie dans la métropole lilloise, son ex-concubin étant le principal suspect.

"Un homme a encore tué une de nos soeurs", "féminicides en augmentation : un tous les deux jours et demi", "silence, on tue", pouvait-on lire sur plusieurs pancartes, brandies par une vingtaine de militantes allongées au sol les unes contre les autres.
 


Après une minute de silence, les participants ont entonné "l'Hymne des femmes", écrite dans les années 70 par des militantes féministes. "Punir les coupables, secourir les victimes est nécessaire, mais ne plus avoir à craindre le pire devrait être l'enjeu d'une vie en démocratie digne de ce nom !", a lancé une représentante du collectif dans un mégaphone, dénonçant "l'insuffisance des mesures qu'impose un tel degré de délinquance extrême, encore trop banalisée".


"Urgence"


"Il ne s'agit ni de faits divers, ni de folie passionnelle, mais bien de marques de la domination masculine en vue de soumettre la liberté des femmes" et "il est urgent" de "mettre en oeuvre les déclarations et conventions" déjà signées par la France, a déclaré Françoise Carer, présidente de la Maison des femmes.

Dans la matinée à Paris, une soixantaine de militantes du mouvement Femen ont brièvement investi jeudi matin la cour du Palais-Royal, pour "rendre hommage" aux 60 femmes "assassinées" depuis le début de l'année et dénoncer "l'indifférence du gouvernement".

 

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