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VIDÉO. Coupe du monde féminine : comment la Lilloise Amandine Henry a sauvé les Bleues contre le Brésil

© FRANCK FIFE / AFP
© FRANCK FIFE / AFP

C'est le but de la capitaine, en prolongations, qui a permis à la France de se qualifier pour les quarts.

Par Q.V avec AFP

Secouée par le Brésil, l'équipe de France a longtemps ressemblé à un bateau ivre, dimanche au Havre, mais sa capitaine Amandine Henry est venue sauver les siennes d'un but rageur dans la prolongation.

 

Le retour de France-Brésil


Elle avait promis samedi de tout donner dans cette affiche de rêve, un appétissant France-Brésil qui avait la saveur d'un sacre lointain.
 

"France-98, c'est un très bon souvenir en tant que supportrice. Je pense que j'étais chez moi avec mon père en train de regarder et de le fêter avec les petits voisins. C'est un très beau souvenir en tant que supportrice, mais j'ai envie d'avoir un très bon souvenir en tant que joueuse", avait souri la Lyonnaise samedi devant la presse.

Son sourire était encore plus large quand elle a propulsé le ballon dans les filets de la gardienne Barbara, du pied gauche et sur un service de l'intenable Amel Majri sur coup franc.
 

La capitaine des Bleues se souviendra longtemps de cette soirée où elle a fait chavirer de bonheur un stade Océane crispé par l'enjeu et le scénario: ouverture du score de Valérie Gauvin (52e), égalisation du Brésil par Thaisa (63e) et angoissante prolongation.

Le but libérateur est venu à la 107e minute et Henry s'est retrouvée noyée sous ses partenaires, toutes heureuses de ce dénouement rêvé.
 

Corinne Diacre pouvait aussi avoir le sourire: c'est elle qui a confié le brassard de capitaine à la Lilloise d'origine, privant la défenseure centrale Wendie Renard de cette prérogative.

 

"Avec le coeur"


La joueuse de 29 ans, une des rares à avoir joué l'intégralité des matches depuis le début du Mondial, l'a remerciée dimanche de la plus belle des manières.

Samedi, dans un auditorium rempli de journalistes, Henry avait promis de donner une nouvelle fois le meilleur d'elle-même.

"Dès qu'on met le maillot bleu, on joue avec le coeur. Le supplément d'âme, ça ne se contrôle pas. Mais quand on joue une Coupe du monde on l'a sans arrêt", disait-elle de son ton calme.
 

Ceux qui la connaissent depuis ses plus jeunes années se souviendront souvent que la milieu aux 87 sélections a débuté comme attaquante.

Chez les "poussins", "elle était attaquante et marquait pas mal de buts. Plus elle jouait, plus elle progressait: elle se plaçait mieux et elle était bluffante", se souvenait récemment auprès de l'AFP David Vanlerberghe qui l'a entraînée durant une saison (1997-1998) à l'OSM Lomme, club situé à deux pas du domicile familial. 
 


"Amandine avait beaucoup de qualités mais elle s'est donné les moyens de réussir", expliquait également à l'AFP Didier Knockaert, ancien président du club d'Hénin-Beaumont (FCFHB).

"Elle ne pouvait que terminer en équipe de France et ce rôle de capitaine lui va à merveille car elle est très réfléchie, déterminée et calme en même temps. C'est vraiment un modèle", disait-il.

Capitaine modèle, la multi-titrée joueuse de Lyon (11 championnats de France, 5 Ligues des champions et 6 Coupes de France) court désormais vers le titre suprême avec la sélection. Ca tombe bien, la finale le 7 juillet se tient à Lyon, chez elle.
 

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