Jumping : Jessica Springsteen, une américaine à Saint-Lô

Ce n'est pas dans le rock que la fille de Bruce Springsteen est tombée toute petite, mais dans l'équitation, grâce à sa mère.

Jessica Springsteen, la fille du légendaire rockeur, Bruce Springsteen, est une cavalière très prometteuse
Jessica Springsteen, la fille du légendaire rockeur, Bruce Springsteen, est une cavalière très prometteuse © ALEXANDER KLEIN / AFP
"Rien ne me passionne autant que l'équitation", déclare la jeune cavalière américaine de 20 ans, venue participer ce week-end quasi incognito, au Concours International (CSI) de Saint-Lô, où elle a notamment monté pour la première fois en compétition sa nouvelle merveille, Vindicat W, médaille d'or par équipes aux JO de Londres sous la selle du Britannique Peter Charles.

Cet intérêt pour les chevaux, Jessica l'a hérité "à l'âge de 4, 5 ans" de sa mère, la chanteuse et compositrice Patti Scialfa, également présente à Saint-Lô:

"Nous avions déménagé dans une ferme située dans le New Jersey (près de New York, ndlr). C'est là que j'ai commencé à monter à poney pour le plaisir, puis en compétition".

Et Jessica de se remémorer: "J'ai connu quelques problèmes avec mon premier poney. Il me faisait tomber souvent et préférait brouter. J'ai eu mon premier cheval de saut d'obstacles à 13 ans. Je montais alors dès que je pouvais après l'école et je participais à des compétitions le week-end. Je prenais trois mois de congé sabbatique
pour aller à Wellington (Floride, ndlr) disputer la tournée d'hiver. Pour moi, ce n'était pas encore une passion, c'était naturel".

Il y a trois ans, Jessica a débuté une collaboration avec Laura Kraut, championne olympique par équipes en 2008, et pris part à ses premières épreuves en équipe nationale. "C'est évidemment un sport qui demande du travail, d'autant plus lorsqu'on essaie d'associer équitation et études. Mais j'ai toujours adoré la compétition",
explique l'étudiante en psychologie.

Elle a ainsi choisi de passer le second semestre 2012 à cheval, mettant les études entre parenthèses. "Je voulais mieux connaître mes chevaux et les voir en concours, explique-t-elle. Il me reste deux ans d'études, donc je vais continuer à marier ces deux vies encore un peu. En réalité, vraiment rien ne me passionne autant que
l'équitation".

La cavalière, qui fêtera ses 21 ans le 30 décembre, a connu une progression fulgurante ces derniers mois, ratant seulement la dernière marche des impitoyables sélections américaines pour les JO.

"Laura pensait que Vindicat W était un cheval fait pour moi. Elle possède un oeil incroyable. Elle sait si bien comment je monte qu'elle savait qu'il me conviendrait".

A Saint-Lô, l'objectif était de faire connaissance avec le hongre néerlandais dans des épreuves intermédiaires (1,35 m), avant d'entamer la saison indoor en Amérique du Nord. L'essai s'est révélé plutôt concluant, avec
un parcours pénalisé de cinq points le premier jour, puis un sans faute le second.

"Vindicat W va rester en Amérique du nord, tandis que Wish et mon cheval de Grand Prix Vornado van de Hoendrink participeront aux CSI de Stuttgart et Paris", ajoute la jeune femme, étonnée qu'on fasse grand cas en Europe des cavalières filles de célébrités, qui passent totalement inaperçues dans les concours américains.

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