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Le débarquement en 10 questions : quels pays ont participé à la coalition alliée ?

Troupes américaines sur le point de débarquer sur la plage.
Troupes américaines sur le point de débarquer sur la plage.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les forces alliées qui ont débarqué le 6 juin 1944 en Normandie n'étaient pas uniquement américaines, britanniques et canadiennes. Pour l'opération "Neptune", une quinzaine de nationalités différentes ont été engagées dans la coalition alliée.

Par Erick Haas

Le jour-J, les troupes qui ont débarqué étaient exclusivement américaines, canadiennes et britanniques (on mettra à part les 177 français du commando Kieffer). Le soutien naval et aérien de l'opération "Neptune" a, lui, été assuré par tous les pays du Commonwealth ainsi que par des éléments des forces libres de France, de Tchécoslovaquie, de Grèce, des Pays-Bas, de Norvège, du Danemark et de Pologne.
Ensuite, dans les tous premiers jours du mois d'août, les soldats belges et luxembourgeois de la brigade d’infanterie du Colonel Jean-Baptiste Piron ont débarqué en même temps que ceux de la brigade néerlandaise"Princesse Irène" du Lieutenant Colonel de RUYTER van STEVENICK, ceux de la 2ème Division Blindée française du Général Leclerc, de la 1ère Division Blindée polonaise du Général Major MACZEK et de la Brigade Blindée tchécoslovaque du Général Major LISKA.

États Unis, Grande-Bretagne et Canada

Les forces armées américaines, canadiennes et anglaises ont représenté l'essentiel des effectifs engagés dés le début de la bataille de Normandie.
Sur les 156 115 soldats débarqués ou parachutés le 6 juin 1944,  59 000 étaient de nationalité américaine, 73 000 de nationalité anglaise et 21 400 étaient canadiens.
Pour autant, elles ont pu disposer en soutien ou directement intégrés dans leurs propres unités, de divers contingents français, belges, luxembourgeois, néerlandais, norvégiens, danois, polonais, tchécoslovaques, grecs, Australiens, néozélandais et Sud africains.

France

Lors des opération du débarquement, les Forces françaises libres furent à peu près ignorées par le commandement allié, à trois exceptions près : 
 - Les forces spéciales françaises aéroportées. En Bretagne, 36 parachutistes appartenant au 4 ème bataillon du Special Air Service (SAS) ont été largués le soir du 5 juin 1944 pour entrer en contact avec la résistance et ralentir la progression des allemands vers la Normandie.
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 - Les fusiliers marins du "commando Kieffer", 177 hommes au total qui ont débarqué le jour J sur Sword Beach, aux côté des forces britanniques de la 1ère et de la 8ème brigade. Au soir du 6 juin, ils comptaient 10 tués dans leurs rangs.
 - Quelques dizaines d’aviateurs, pour la plupart issus des Forces aériennes françaises libres (Free French Air Force). Ils étaient répartis au sein de 3 unités aériennes alliées : les groupes de chasse "Île-de-France" et "Alsace"  et le groupe de bombardement "Lorraine",


Belgique et Luxembourg

 / © Incorporée à la 1ère armée canadienne et formée à partir de quelques milliers de rescapés belges de la bataille (ou de la débâcle) de Dunkerque ainsi que d'un groupe de 70 volontaires luxembourgeois (à partir de Mars 1944), la 1ère brigade belge d’infanterie "libération" comprenait trois compagnies de fusiliers. Elle a débarqué à Arromanches le 8 août 1944 et a combattu durant le mois suivant sur la côte nord de la France.
Également connue sous le nom de Brigade Piron (du nom de son commandant, le Colonel Jean-Baptiste Piron), la brigade belge était équipée d’armes et de matériel britannique.


Pologne

Commandée par le général Stanislas Maczek, la 1ère division blindée polonaise (ou 1 Dywizja Pancema en polonais) était rattachée au 2ème corps d'armée canadien. Forte de 16 000 hommes, elle s'est notamment illustrée lors de la bataille de la poche de Falaise pour barrer la retraite à la 1ère Division Blindée SS "Adolf Hitler" et à la 12e Division SS "Hitler Jugend". Elle a continué à se battre jusqu'en Hollande après avoir participé à la libération de la Belgique.
colonne allemande détruite par la 1ère division blindée polonaise, près de Falaise - Août 1944 / ©
colonne allemande détruite par la 1ère division blindée polonaise, près de Falaise - Août 1944 / ©


Tchécoslovaquie

3 escadrilles de chasse tchécoslovaques ont participé à la couverture aérienne de la bataille de Normandie.

Australie et Nouvelle-Zélande

Au titre du Commonwealth, l'Australie et la Nouvelle Zélande ont directement participé au débarquement en Normandie. Sept escadrilles de la RAF, des centaines d'australiens de l'armée de terre et environ 500 marins ont fait partie de la grande force multinationale assemblée pour le débarquement en Normandie le 6 juin 1944.
Ensuite, du 11 juin jusqu'à septembre 1944, l'escadrille n° 453 équipée de chasseurs Spitfire a souvent été basée sur les aérodromes les plus avancés du front, en Normandie et dans le reste de la France.


Norvège et Danemark

Norvégiens et danois ont été associés au soutien logistique de l'opération "Neptune". Pas de chiffre concernant les effectifs engagés, mais des faits :
  • A Sainte-Marie-du-Mont, au lieu-dit La Madeleine (Utah Beach) un monument a été érigé en l'honneur des 800 marins danois qui ont participé à la logistique du débarquement sur des navires alliés.
  • Au large d'Hermanville sur Mer, 32 marins norvégiens et un britannique ont été tués à bord du Destroyer "Svenener", le seul bateau allié coulé lors du débarquement. Il a été torpillé par des vedettes rapides allemandes, le 6 juin, à 05H30.
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Pays Bas

Les forces néerlandaises ont participé au débarquement principalement dans les airs et en soutien naval, dés le 6 juin 44.
Le 321st Squadron de la Royal Air Force composé de pilotes néerlandais a assuré la protection aérienne des plages du débarquement. 

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En mer, les navires néerlandais ont surtout apporté un soutien logistique au débarquement avec les  sloops HNMS Flores et HNMS Souma, un mouilleur de mines et 31 navires de transport. Le navire-hôpital Batavia et le navire-magasin Empire ont participé aux secours et à la logistique; les vieux croiseur léger Sumatra et les navires Panblau et Parbhava ont été utilisés comme blockships, en protection des ports artificiels Mulberry construits devant Arromanches et Saint Laurent (ce dernier sera détruit par une tempête moins de 2 semaines après le débarquement).

En ce qui concerne les forces terrestres hollandaises, elles ne sont intervenues qu'à partir d'août 1944. Composée de 1 205 hommes et rattachée à la 6ème division aéroportée britannique, la brigade Princesse Irène a débarqué le 7 août à Arromanches . Ensuite, elle a été engagée avec la brigade belge Piron, dans l'opération Paddle conduisant à la libération du Pays d'Auge. Les Néerlandais ont libéré la ville de Pont-Audemer le 26 août.

Etrangers, mais si proches, ces soldats enterrés en Normandie ....

Au total, plus de 99 000 soldats de diverses nationalités sont enterrés dans les 28 cimetières militaires en Normandie.

  • 60 599 allemands
  • 15 822 britanniques
  • 13 797 américains
  • 7 980 canadiens
  • 727 polonais
  • 48 australiens
  • 28 français
  • 15 néo-zélandais
  • 7 sud-africains
  • 7 russes
  • 2 tchécoslovaques
  • 2 italiens
  • 1 belge
  • 8 soldats non identifiés

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