Bruno Le Maire fait le “serment” de mener l'UMP à la victoire

Bruno Le Maire / © Patrick Kovarik/AFP
Bruno Le Maire / © Patrick Kovarik/AFP

Bruno Le Maire, député et candidat à la présidence de l'UMP, a fait dimanche à Carnac devant des militants le "serment" de les mener à la victoire, dans un discours chargeant le gouvernement mais égratignant aussi son camp.

Par MR/AFP

Si sa rentrée politique était entamée depuis une semaine, M. Le Maire a tenu dans le Morbihan son "grand discours de rentrée" au milieu d'environ "un millier" de militants venus partager un buffet, a précisé à l'AFP son entourage joint par téléphone.
"Ensemble, nous irons vers la victoire (...) Je vous en fais le serment, ici, à Carnac", a déclaré à la tribune le député de l'Eure, selon son discours dont l'AFP a eu une copie.
Candidat déclaré depuis le 11 juin, M. Le Maire promet aux "militants UMP", dont il se réclame avant tout, de leur "redonner la fierté de leur engagement, de leur valeurs, de leurs convictions" s'ils créent la "surprise" de le porter à la tête du parti. Nicolas Sarkozy est toujours donné favori des sympathisants UMP dans les sondages même s'il n'a pas encore dévoilé ses intentions.

A "l'audace et l'espoir" qu'il entend incarner, M. Le Maire a bien sûr opposé "cette gauche qui abîme la France". Premier mis au ban, le président Hollande qui se voit reprocher ses promesses non tenues sur le chômage, la croissance, les impôts.
M. Le Maire lui reproche aussi d'"humilier" la Ve République avec "aussi peu d'autorité", notamment après les critiques de sa politique économique par ses ministres Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ce week-end.
Pis, François Hollande est accusé de faire "le jeu du communautarisme" et donc "du Front national" avec la question du droit de vote des étrangers non européens, et en fin de compte de n'avoir "qu'un seul objectif: conserver le pouvoir", qu'"une seule conviction: sa propre personne".
S'adressant aux électeurs du FN, qu'il dit "comprendre", Bruno Le Maire leur tend la main et attaque Marine Le Pen, "pur produit du système" qu'elle critique, affirmant que le "FN est le parti de la capitulation".
Mais il reconnaît aussi que "le FN est fort parce que nous sommes faibles". Chantre de "l'exemplarité", ennemi de la "guerre des chefs" et des "coups tordus", l'ancien ministre de l'Agriculture se déclare "candidat par envie, pas par devoir", un tacle à M. Sarkozy qui dit qu'un retour dans l'arène politique se ferait "par devoir, pas par envie".
Ambitionnant de "bousculer cet ordre établi de la droite qui ne bouge pas depuis trois décennies", Bruno Le Maire se donne "deux ans pour construire avec vous (les militants, ndlr) un projet de droite qui nous redonne un cap" autour de quatre "piliers": une "révolution démocratique", "un État régalien fort", "la liberté pour les entrepreneurs" et "l'éducation comme grand combat pour les dix ans à venir".

>> VIDEO : Voir le reportage de France 3 Haute-Normandie de Fréderic Lafond et Eric Lombaert avec l'interview de :
  • Bruno Le Maire, député UMP de l'Eure
Bruno Le Maire fait le "serment" de mener l'UMP à la victoire



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