Equipe de France de Reining 2015 : selon G. Duponchel, sélectionneur, les cartes sont rebattues en ce début de saison

2014, avec les JEM à Caen, a mis un coup de projecteur salutaire permettant au reining d’être découvert par le plus grand nombre. Quelques mois plus tard, tous les cavaliers de hauts niveau reprennent le chemin de la compétition, avec en ligne de mire les championnats d’Europe.

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Rencontrer Guy Duponchel en ce début de saison 2015 c’est évidemment évoquer les championnats d’Europe avec le sélectionneur de l’équipe de France. Et l’objectif est double. « Le championnat d’Europe concerne les Juniors et Jeunes cavaliers à Givrins les 4 et 5 juillet prochains et pour les séniors le rendez-vous se déroulera à Aachen, près de Aix-la-Chapelle les 14, 15 et 16 août. Ce seront des mini JEM : à l’exception du Concours Complet d’Equitation, les disciplines pour les séniors se retrouveront toutes en Allemagne. »

Cette saison est intéressante l’incertitude est plus grande que les autres années dans la mesure où de nombreux cavaliers connaissent un changement de cheval. Visibilité délicate donc par manque de recul et de référence.



Une hiérarchie européenne très solide

Au dernier championnats d’Europe voici 2 ans, la France avait pointé en 5ème position par équipe. « Nous serions évidemment prêts à re signer pour une performance de cet ordre. Un pied de podium nous irait. Devant, la concurrence est très rude on le sait et il n’est pas facile de bousculer la hiérarchie en Europe. Dans l’ordre avec la Belgique, l’Italie, l’Allemagne et les autrichiens. » continue Guy Duponchel

Petit focus sur les « frenchies »

Le point de repère est le dernier championnat de France, au Salon du Cheval début Décembre à Villepinte en région Parisienne. Anne-Sophie Guerreiro, Laura Duponchel et Romuald Poard sont arrivés dans cet ordre, dans un mouchoir de poche, avec le même nombre de points, juste départagés par les pénalités. La première on s’en souvient avait assuré une prestation assez solides aux JEM restant de peu à la porte de la finale. Elle vient de changer de cheval. « Sera t’il prêt pour assurer une prestation digne de ce rendez-vous ? » Romuald Poard a gardé la même monture, « mais Peppys Ruf Sailor sera t’il resté au niveau qui lui a permis de figurer à Caen parmi les meilleurs mondiaux ? »


Enfin Laura. Pour elle, les choses sont plus claires, à son grand damne. « Le règlement international vient de faire passer l’âge minimal requis pour les chevaux capables de se présenter de 6 à 7 ans. Jack Barby Dream, né à la Malleraye, restera donc à la porte des compétitions internationales cette année. »


A l’aube de la saison, Guy Duponchel n’en sait pas plus sur les deux chevaux de Franck Perret, le palomino de Bastien Bourgeois installé près de Dieppe, ou encore la cavalerie de Gérgory Legrand. Assurément les Jeux Mondiaux de Caen ont beaucoup appris aux compétiteurs français, ne serait-ce qu’en termes de gestion des grands rendez-vous. Et puis il faut également compter sur les nouveaux entrants. « Comme Christophe Keyser, dont le cheval manquait encore un peu d’expérience l’an passé mais qui a mûri. »



Performance dans la durée

Beaucoup d’informations donc à aller chercher au fil de la saison. « Car bien entendu, il ne s’agit pas de juger sur une prestation mais au contraire de constater la performance dans le temps et son évolution. »

Faciliter le coaching

Le calendrier et le travail d’observation qui en découle a été construit de façon à faciliter les déplacements et le transfert de savoir. « Durant la première partie de l’année au moins, le circuit est identique pour les juniors/jeunes cavaliers et les seniors de façon à ce que les seconds puissent plus facilement coacher les premiers. »
1er rendez-vous à Mooslargue, en France mais sous l’égide de la Fédération Suisse. La compétition se déroule sur deux jours en mai. « Après ce passage obligé, s’il y a doutes pour les plus jeunes, il faudra attendre les 22, 23 et 24 juin à Kreuth en Allemagne. La liste sera alors définie. Une équipe de 4, de 3 couples ou des individuels. Je n’en sais rien encore. »
L’équipe A avec un peu plus de temps pourra également aller chercher des points à Bodiam les 14 et 15 juillet en Grand-Bretagne.

Innovation de l’année 2015, le championnat de France ne se déroulera pas comme à l’accoutumé au salon du Cheval mais sera avancé pour les amateurs et les professionnels en septembre à Chasseneuve.

Mais que les passionnés se rassurent, un indoor sera néanmoins organisé par la Fédération à Villepinte. 


Cette échéance européenne n’est pas neutre. Elle est la première étape d’un ensemble de rendez-vous qui mène à Bromont au Quebec en 2018. « Chaque année, nous avons un objectif majeur. Après les européens, il y aura un mondial en 2016, puis de nouveau le championnat d’Europe en 2017 avant les Jeux Équestres Mondiaux ».