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Coutances : Le tribunal de commerce se penche à nouveau sur les abattoirs AIM

Les salariés d'AIM rassemblés devant le Tribunal de Coutances depuis la fin de la matinée. / © France 3 Basse-Normandie
Les salariés d'AIM rassemblés devant le Tribunal de Coutances depuis la fin de la matinée. / © France 3 Basse-Normandie

Les salariés des abattoirs AIM ont rendez vous ce jeudi à 14H30 au tribunal de commerce de Coutances. Plusieurs scénarios sont possibles : une liquidation avec ou sans poursuite d'activité ou un report. Une piste privilégiée par les salariés, qui veulent du temps pour finaliser un projet de SCOP.

Par avec AFP

AIM : 3 scénarios possibles

  • Une liquidation AVEC poursuite d'activité. D'après la CFE-CGC, c'est l'option demandée par l'administrateur judiciaire.
  • Une liquidation SANS poursuite d'activité, qui mettrait fin à tout espoir.
  • Un report d'audience

Le projet des salariés : Une SCOP

Sébastien Lafon, délégué CFE-CGC de Sainte-Cécile a précisé à l'AFP le projet de SCOP - société coopérative ouvrière de production : "Lors d'une assemblée générale mardi, une majorité de salariés se sont manifestés pour ce projet. Près de 150 personnes y ont participé selon lui. "On va déposer notre projet de Scop devant le tribunal mais il ne sera pas finalisé, donc il y aura des clauses suspensives". 

S'il aboutit, le projet de Scop (qui ne reprendra pas tous les salariés) aura le soutien du département de la Manche et de la Région via la société d'économie mixte (SEM) créée en 2013 pour aider AIM et dont le capital a été augmenté en janvier.

Les offres pour le site breton
Outre ce projet, le tribunal doit - sauf nouveau report - examiner les offres déposées en février sur l'autre principal site d'AIM, l'abattoir d'Antrain (Ille-et-Vilaine) où travaillent 179 personnes. Celui-ci fait l'objet de deux offres, l'une reprenant 71 personnes, l'autre 107

Le contexte : des projets de reprise avortés

Le projet de Scop pour Sainte-Cécile est né après que le site a, à deux reprises en moins de trois semaines, vu poindre des offres qui ont fini par tomber à l'eau.
  • Le 18 février : une petite entreprise de l'agglomération caennaise, Declomesnil, avait déposé une projet prévoyant la reprise de 118 salariés avant de le retirer quatre jours plus tard.
  • Le 26 février : Lors d'une table ronde au ministère de l'Agriculture, à Paris, les administrateurs avaient fait état d'une "piste sérieuse", qu'ils avaient confirmée devant le tribunal le 6 mars. Mais le candidat, resté anonyme, a jeté l'éponge trois jours après.
La grève et la reprise du travail
Le 18 février : les salariés de Sainte-Cécile s'étaient mis en grève car ils reprochaient à leur actionnaire et fournisseur principal, la coopérative Cap 50, de vendre son porc trop cher. Les éleveurs ont pris depuis l'engagement de ne pas pratiquer des prix dissuasifs.
Le 24 février : Le parquet de Coutances a ouvert le 24 février une enquête préliminaire après avoir reçu un courrier de la CFDT accusant Cap 50 d'avoir fait perdre 22 millions d'euros en quatre ans à AIM en l'obligeant à acheter du porc plus cher qu'elle ne pouvait le revendre. La direction dément et rappelle
que la production porcine est en crise continue depuis 2008.
Le 11 mars : Les salariés reprennent reprennent le travail à Sainte-Cécile après presque trois semaines de grève

Les abattoirs AIM en bref :

  • 591 salariés, basés principalement à Sainte-Cécile, à Antrain (179 salariés) dans l'Ille-et-Vilaine et à Villedieu-Les-Poêles.
  • Les abattoirs sont spécialisés dans le porc en Normandie, et dans les bovins en Bretagne.
  • AIM a réalisé un chiffre d'affaires de 246,7 millions d'euros en 2013.
  • AIM est l'un des derniers abattoirs indépendants de la grande distribution en France

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