Les salariés de Kempf crient leur désarroi sous les fenêtres de leur patron

Publié le Mis à jour le
Écrit par CM

L'entreprise de peinture en bâtiment Kempf a été placée en liquidation judiciaire le 1er juin. Les 25 salariés son totalement désemparés. Selon eux, les carnets de commande sont pleins. Ils sont venus exprimer ce jeudi leur colère devant le domicile de leur patron.

Sirène hurlante, le cortège est arrivé ce jeudi matin devant le domicile de Serge Kempf à Alençon. En début de semaine, les 25 salariés de l'entreprise Kempf de peinture en bâtiment ont appris que la société était placé en liquidation judiciaire. C'est l'administrateur judiciaire qui a annoncé la nouvelle à la secrétaire. Un coup de massue d'autant plus brutal que cette entreprise familiale (60 ans d'existence) n'est pas passée par l'étape intermédiaire du redressement judiciaire. 

A l'aide d'un mégaphone, les salariés ont crié à leur patron, cloîtré dans son domicile, ce qu'ils avaient sur le coeur. "On est 25, certains avec des maisons sur le dos, des enfants. On veut leur montrer les dégâts qu'ils ont faits", expliquait ce jeudi matin Jonathan Trigolet, délégué du personnel. Car ces salariés, qui devraient recevoir dés le début de la semaine prochaine leurs lettres de licenciement, estiment que les dirigeants sont responsables du sort funeste de l'entreprise. "On a quand même un carnet de commandes qui est plein, on a quand même un chiffre d'affaire l'année dernière qui approche les 1,6 millions d'euros !"

Qui est responsable ? C'est à cette question que va tenter de répondre une longue procédure qui va durer plusieurs mois au cours de laquelle les comptes, les dettes et les marchés passés vont être minutieusement épluchés. En attendant, les salariés doivent rencontrer le mandataire ce jeudi soir puis lundi prochain.

Reportage de Laurent Marvyle et Damien Migniau
Intervenants:
- Jonathan Trigolet, délégué du personnel
- Jean-Luc Adda, président tribunal de commerce d'Alençon

durée de la vidéo: 01 min 47
Les salariés de Kempf crient leur désarroi sous les fenêtres de leur patron