Au moins trois Normands interpellés dans un coup filet antipédophile

Trois normands ont été interpellés parmi 60 autres personnes lors d'un vaste coup filet antipédophile. Les suspects téléchargeaient notamment les photos et vidéos sur les réseaux de peer-to-peer.

© Fred Dufour / AFP
Une soixantaine de personnes, soupçonnées d'avoir téléchargé et consulté des milliers de photos et vidéos pédopornographiques, ont été interpellées depuis lundi dans le cadre d'un vaste coup de filet. Parmi elles, un couple de Havrais qui aurait consulter ensemble des images pédophiles. Selon les informations de France 3 Normandie, un autre normand, l'imam de Gaillon (27) a également été identifié parmi les pédocriminels présumés. Nos confrères de France Bleu Normandie avancent que l'homme de nationalité algérienne a été jugé cet après-midi en comparution immédiate. Le parquet aurait requis six mois d'emprisonnement et une interdiction de territoire. 

Les gardés à vue sont âgés de 28 à 75 ans et au moins quatre sont également mis en cause pour des faits de viol sur mineur après l'exploitation de leur matériel informatique, a indiqué à l'AFP Eric Bérot, chef de l'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), qui a coordonné l'opération. "Il n'y a pas de profil unique. Tous les milieux sociaux sont concernés", souligne le chef de l'OCRVP. Seul dénominateur commun, "il s'agit d'hommes à 99%". Parmi les suspects : l'imam, un informaticien, un enseignant à la retraite, des employés, des chômeurs, des cadres...

Des centaines de milliers de photos et vidéos pédopornographiques


Une dizaine d'entre eux étaient déjà connus de la justice pour ce type de faits et inscrits au fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles (Fijais). Originaires d'une trentaine de départements, les suspects, dont les interpellations ont nécessité la mobilisation de 220 policiers, téléchargeaient les photos et vidéos sur les réseaux de peer-to-peer, qui permettent aux utilisateurs d'échanger directement des fichiers sans passer par un serveur.

Les enquêteurs, aidés d'un logiciel américain utilisé par le FBI, ont pu pénétrer ces réseaux, remonter les adresses IP et détecter les téléchargements. Plus d'une centaine de disques durs externes, une centaine de téléphones et ordinateurs portables, près de 150 clefs USB, des DVD et des CD ont été saisis lors des perquisitions et ont permis la découverte de centaines de milliers de photos et vidéos pédopornographiques.
Certaines gardes à vue, démarrées ce jeudi, sont toujours en cours et une dizaine de suspects ont été déferrés aux différents parquets locaux. Un homme a d'ores et déjà été condamné en comparution immédiate à dix mois ferme par le tribunal judiciaire de Valenciennes (nord). Depuis cet été, la consultation et le téléchargement d'images pédopornographiques sont passibles de cinq ans d'emprisonnement, contre deux auparavant, et les auteurs sont automatiquement inscrits au Fijais. 

 
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