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L'adolescent qui a semé la panique au CHU de Caen encourt la prison : une menace qui coûte cher

Dans la nuit du 10 Mars, le Raid a été mobilisé pour retrouver un homme qui avait menacé une infirmière aux Urgences quelques heures plus tôt. Pour ces mots "Je suis Islamiste et j'ai un fusil à pompe dans mon sac ", il encourt jusqu'à 6 ans de prison. Les explications de la procureure de Caen. 
© PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP
Au cours de sa garde à vue, l'adolescent de 15 ans, interpellé mardi suite à la nuit de panique au CHU, a reconnu les faits.
Il explique qu'il s'est perdu dans le bâtiment de 23 étages alors qu'il devait rejoindre ses parents au chevet d'un proche.

Quand il s'est retrouvé aux Urgences, par hasard, selon ses propos, il s'est retrouvé face à une infirmière qui lui a expliqué qu'il ne pouvait pas rester là. Il s'est alors montré menaçant et a lancé les mots " islamistes et fusil à pompe", sorte de cocktail verbal qui a résonné comme une véritable menace grave, vu le contexte Vigipirate que l'on connaît.


Carole Etienne, procureure de la République à Caen, au micro de Catherine Berra et Charles Bézard, explique pourquoi des menaces que l'on veut faire passer pour une blague, ce n'est pénalement, pas acceptable : elle a en effet remarqué que les affaires de menaces se multiplient.

Carole Etienne explique les conséquences d'un comportement menaçant

Il encourt une peine de 3 ans pour les menaces. Mais dans son cas, il y a facteur aggravant : la menace terroriste qui peut pousser la peine jusqu'à 6 ans d'emprisonnement, selon le code pénal. 

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