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Caen : grève aux impôts contre les suppressions de trésoreries

Les grévistes se sont rassemblés jeudi 14 mars 2019 au matin devant le siège des Finances publiques du Calvados, boulevard Bertrand à Caen / © Mathieu Bellinghen
Les grévistes se sont rassemblés jeudi 14 mars 2019 au matin devant le siège des Finances publiques du Calvados, boulevard Bertrand à Caen / © Mathieu Bellinghen

Des agents du trésor public ont manifesté ce jeudi matin, à Caen comme partout en France, contre le projet de réforme de la direction générale des Finances publiques (DGFIP).

Par Elise Koutnouyan

Nouvelle "journée noire" aux impôts. Ce jeudi, les agents des finances publiques sont en grève pour protester contre la réforme d'ampleur de la DGFIP, annoncée par l'exécutif en janvier. A Caen, la Direction départementale des finances publiques, située boulevard Bertrand, est fermée au public en raison du mouvement social.
 

Contre les suppressions de postes et la dématérialisation


Les fonctionnaires redoutent "une véritable explosion des structures, des suppressions massives de sites, de services et d'emplois", peut-on lire dans le communiqué de l'intersyndicale CGT/FO/CFDT/CFTC et Solidaires 14. L'un des points d'achoppement de la réforme concerne la dématérialisation des services : "la DGFIP deviendrait une administration tout numérique, accessible de manière quasi exclusive par téléphone ou internet", estime l'intersyndicale.
 

Ca va se traduire par l'externalisation et l'abandon de missions, dénonce Alain Devaux, porte-parole de l'intersyndicale CGT/FO/CFDT/CFTC et Solidaires du Calvados.Notamment, les services de l'accueil pourraient être transférés vers des maisons où l'accueil du public ne sera sûrement pas assuré par des fonctionnaires de la DGFIP. (...) Tout le réseau des petites trésoreries pourrait être rayé de la carte d'ici 2022.


L'intersyndicale demande également l'arrêt des suppressions d'emplois. Environ 30 000 postes sont concernés d'ici 2022, à l'échelle nationale.
 

Autre source d'inquiétude : le transfert de compétences du national au local. "La mission assurée jusqu'alors par l'Etat sera transférée aux collectivités territoriales sans compensation financière pour la gestion des locaux et du personnel, dans une période où les collectivités subissent de plein fouet les baisses drastiques de dotations de l'Etat", ajoute le communiqué.
 

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