Football : match nul pour Caen et Rennes hier soir

Pour cette 18e journée de Ligue 1, ni Caen, ni Rennes n’est parvenu à se démarquer. Pourtant les Normands, comme les Bretons ont tout donné et offert un beau jeu au public.

C’est un résultat qui ne dévoile pas l’intensité du jeu que les spectateurs du stade Roazhon Park de Rennes ont pu admirer vendredi 11 décembre. Avec un résultat final à 1-1, Caen consolide sa troisième place au classement et Rennes gagne, enfin, une petite place alors qu’ils n’ont gagné qu’une seule fois sur les 13 dernières journées.

Critiqué de toute part pour sa fébrilité tactique, l'entraîneur rennais Philippe Montanier avait cette fois tenté le tout pour le tout, en l'absence de Gelson Fernandes et Yacouba Sylla, ses deux milieux défensifs suspendus.

Devant une doublette défensive Abdoulaye Doucouré-Benjamin André, Montanier aaligné un trio d'attaquants, Kamil Grosicki, Giovanni Sio et Ousmane Dembélé soutenus par un Juan Fernando Quintero qui a régalé le Roazhon Park à chaque prise de balle.

Déviation en une touche, dribble, ouverture, le Colombien ne s'est que rarement trompé, et il a bien mérité d'inscrire son premier but breton, bien aidé par Rémi Vercoutre, qui a laissé filer sa frappe guère appuyée entre ses jambes (1-0, 62e).

Une ouverture du score logique pour Rennes qui évoluait en supériorité numérique depuis la 36e minute et l'expulsion du latéral Emmanuel Imorou qui avait accroché Sio partant seul au but.

Les Bretons avaient jusque-là soit manqué de précision, comme Doucouré à la 21e et Sylvain Armand d'une reprise acrobatique à la 59e, soit trouvé Vercoutre, sur des tentatives de Dembélé (27e), Armand (49e), Doucouré (49e, 56e) ou Grosicki (58e).

Un autre football est possible

Mais Caen n'est pas pour rien considérée comme l'une des équipes les plus dangereuses de Ligue 1. Même en infériorité numérique, les Normands n'ont jamais renoncé à leur jeu porté vers l'avant.

La récompense est venue sur un moment de déconcentration rennais qui s'est traduit par une première alerte à la suite d'un déboulé de Jordan Adéoti, dont la frappe déviée a frôlé le poteau (79e).

Sur le corner qui a suivi, le stoppeur tunisien Syam Ben Youssef a repris de volée un ballon qui traînait aux six mètres pour ne laisser aucune chance à Benoît Costil (1-1, 80e).

Rennes peut légitimement être déçu de l'épilogue, mais ce match leur aura au moins montré qu'un autre football est possible. Espérons que les bonnes résolutions offensives survivront à cette petite déception.

Un sujet de Florent Turpin