Caen a confirmé son excellente forme en allant s'imposer à Reims (1-0) samedi lors de la 10e journée de Ligue 1, une victoire qui permet aux Normands de rester sur le podium.

Un but de Julien Féret, qui a tant fait le bonheur de Reims (2005-2008, L2), a permis à Caen de poursuivre son début de saison historique. Sur un contre mené rapidement, Delort, esseulé côté droit, a trouvé son capitaine qui a ajusté Placide d'un plat du pied tranquille (74). Le Stade Malherbe, pointe à la 3e place avec 21 points, à égalité avec le surprenant promu Angers, et peut continuer de rêver encore... Les Normands ont en revanche mis un terme à l'invincibilité à domicile des Rémois qui durait depuis le début de la saison.
Le Stade de Reims est 7e au classement (15 points), à portée de Nice et Lorient qui joueront ce dimanche. En première période, les joueurs de Guégan ont pour une fois eu davantage le ballon que leur adversaire (près de 60 % de possession à la pause). Une statistique qui a pu donner l'impression que les Rémois dominaient.
Pourtant, les situations les plus dangereuses étaient caennaises. Rodelin de la tête sur corner (3), puis d'une frappe dans le petit filet (42) a eu des munitions. Et surtout Yahia, en prolongeant de la tête un coup franc de Féret, a contraint Placide à repousser le ballon sur son poteau (25). Les Rémois ont surtout dû gérer un sentiment de frustration dans la surface de réparation. Si M. Bien a bien vu la simulation de Kyei, à peine effleuré (13), c'était plus discutable sur Signorino, déséquilibré par Da Silva (27). 
Enfin, alors que Fortes perçait plein axe dans une série de dribbles dont il a le secret, l'arbitre a mis un terme à l'action en signalant une faute de Kyei sur un défenseur caennais (28). Le second acte, plus équilibré, laissait penser que le score pouvait se débloquer sur un contre. Et c'est bien ce qui est arrivé quand Féret a marqué. Menés, les Rémois ont poussé, sans jamais réellement inquiéter un bloc normand décidément solide et qui a finalement enregistré sa troisième victoire de suite.