Greve au GANIL : les syndicats dénoncent un manque de personnel au centre de recherche nucléaire de Caen

Les syndicats représentant les personnels du GANIL (Grand Accelérateur National d'Ions Lourds) dénoncent un manque de personnel. Ils mettent en avant une baisse d'effectifs de 10% en 10 ans dans ce centre de recherche nucléaire de Caen.

Greve au Ganil : les syndicats dénoncent un manque de moyens
Greve au Ganil : les syndicats dénoncent un manque de moyens © E.DeMiniac

"Ce grand laboratoire, Très Grande Infrastructure de Recherche, fleuron national de la recherche en physique nucléaire est en péril" estiment les syndicats. Malgré les investissements colossaux qui ont été réalisés pour la construction d'une seconde installation (SPIRAL2) dont certains émanent de la région, nos deux tutelles CEA et CNRS n'ont pas daigné recruter du personnel supplémentaire à la hauteur des enjeux scientifiques. Pire les effectifs ont baissé de 10% en 10 ans.", dénonce l'intersyndicale du GANIL qui précise qu'il s'agit du premier mouvement social en 10 ans.

Selon les syndicats, aujourd'hui un tiers des personnels permanents du GANIL sont en grève ce mercredi 2 juin 2021. Une grève, comme ils le rappellent, nous pas pour les salaires, mais pour de meilleures conditions de travail.

Les salariés, agents du CNRS, du commissariat à l'énergie atomique sont très attachés au GANIL qui remplit une mission de recherche, de service public, au service des physiciens qui travaillent ici mais aussi de toute une communauté de physiciens qui travaillent en France, en Europe et même un peu partout dans le monde. On a des visiteurs japonais, on a des visiteurs américains.

"Aujourd'hui il est demandé au personnel du GANIL de faire fonctionner simultanément non plus un mais deux accélérateurs avec des technologies totalement différentes, d'âge totalement différent.  Autant dire que c'est une mission impossible "

Qu'est ce que le GANIL ?

Le GANIL, c'est le Grand Accélérateur National d’Ions Lourds, créé par deux organismes de recherche, associés pour sa construction et son fonctionnement : le CEA/DSM et le CNRS/IN2P3. 

250 personnes y travaillent en permanence : des physiciens, des ingénieurs, techniciens ou encore administrateurs.  
700 chercheurs viennent y travailler. Ils sont issus de laboratoires du monde entier et séjournent au GANIL pour y réaliser des expériences.

 

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