Patrice Garande : face au PSG, “on doit voir 11 mecs sur le terrain qui jouent leur peau”

Patrice Garande, l'entraîneur du Stade Malherbe de Caen, ce jeudi 17 mai ne conférence de presse
Patrice Garande, l'entraîneur du Stade Malherbe de Caen, ce jeudi 17 mai ne conférence de presse

Comme la saison passée, le Stade Malherbe joue sa place en ligue 1 lors de l'ultime journée de championnat face au PSG. Les  Normands reçoivent ce samedi les Parisiens. Alors qu'une lutte de pouvoir fait rage en coulisse.

Par CM

L'histoire est-elle un éternel recommencement ? Pour le Stade Malherbe, cette fin de saison a comme un air de déjà vu. Une fois encore, le club normand va jouer sa place dans l'élite du football français sur le dernier match de la saison. Et une fois encore ce sera face au PSG. Sauf que cette fois-ci ce sera "à la maison"... face au champion de France. Et qu'il y a le feu en cuisine. Pas vraiment les conditions idéales pour recevoir.

Alors qu'un nouveau président devrait être très probablement nommé ce jeudi en fin de journée, l'entraîneur du Stade Malherbe faisait le point avec la presse ce jeudi matin sur l'état des troupes à deux jours de ce match de tous les dangers. Un exercice délicat. "J'ai un principe dans la vie : je ne dépense de l'énergie que pour les choses qui dépendent de moi", explique Patrice Garande, au sujet de la gouvernance du club. Est ce que ça perturbe son travail au quotidien ? "Oui, c'est une réalité, mais je ne peux pas le changer. Je suis obligé de m'adapter."

Pour le coach, c'est avant tout une question d'efficacité, plus que de diplomatie. "Je ne peux pas demander à mes joueurs et à mon staff d'être concentré sur le terrain et puis évoquer d'autres choses. Je ne veux pas me polluer l'esprit avec ça. La situation, je la connais, mais mon travail c'est de maintenir le club en ligue 1." Sujet suivant.

"Ce n'est pas l'euphorie générale"

Reste que, si on fait abstraction des jeux politiques, de l'aveu même de Patrice Garande, "ce n'est pas l'euphorie générale" dans le vestiaire. Et que samedi, à d'Ornano, ne vont débarquer "que des joueurs de haut niveau, des internationaux, les mecs ils vont tous faire la Coupe du Monde". Et certains supporters malherbistes de miser avant tout sur la victoire de nos voisins bretons pour sortir le club de la panade.


"Faut déjà commencer par se mettre dans la tête : c'est possible. Et puis après, il y a une seconde étape : on va le faire", rétorque Patrice Garande. "La seule chose que je demande à mes joueurs c'est qu'on doit voir 11 mecs sur le terrain qui jouent leur peau (...) Ce que j'attends c'est qu'ils montrent qu'ils ont envie de sauver le club, qu'ils n'ont pas envie de mourir et ça, ça va se voir au bout de 10 secondes."

Et de citer en exemple l'Atlético Madrid, tombeur de l'OM en finale de l'Europa league la veille: "Ce que j'ai vu ce sont des mecs qui courent de la première à la dernière minute comme des fous, comme des dératés. Quand ils ont perdu le ballon, il manque pas un mec et quand ils ont le ballon, il y a la volonté d'y aller. Il faut qu'on soit comme ça. Et ça ne dépend pas du talent qu'on a."


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