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Trois hommes condamnés pour un barrage filtrant à Ifs lors de la grève du 19 mars

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La CGT et FO avaient appelé le mardi 19 mars à une journée de mobilisation pour le pouvoir d'achat. Des barrages filtrants avaient été mis en place sur les zones d'activités de l'agglomération caennaise. Deux jours plus tard, trois hommes ont été condamnés pour "entrave à la circulation".

Par Christophe Meunier

Mardi dernier, syndicalistes et gilets jaunes ont mis en place des barrages filtrants à l'entrée de plusieurs zones d'activité de l'agglomération caennaise dans le cadre d'une journée de mobilisation interprofessionnelle. A Ifs, une camionnette a tenté de forcer le passage, bousculant ainsi plusieurs manifestants. L'un d'entre eux écopera de cinq jours d'ITT (incapacité totale de travail). Très rapidement, la police arrive sur les lieux de l'incident. Trois hommes, âgés entre 30 et 40 ans, seront entendus comme témoins avant d'être placés en garde à vue.

Ce jeudi 21 mars, deux jours après cette journée de mobilisation, ils comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Caen pour "entrave à la circulation", dans une salle d'audience bondée. Gilets jaunes, syndicalistes, pas moins de 70 personnes avaient fait le déplacement. Deux des prévenus se revendiquent "gilets jaunes". Le troisième est présenté par son avocat comme un "anarchiste".
 

Tout nu sur un rond-point

Pour leur défense, les trois protagonistes ont indiqué qu'ils ignoraient que cette action était illégale, arguant d'une mobilisation organisée par des syndicats et d'une demande de manifestation en préfecture. Un argument balayé d'un trait sarcastique du président du tribunal: "Si on vous demande d'être tout nu sur un rond-point pour faire peur aux automobilistes, vous le faites ?"

Les deux "gilets jaunes" ont finalement été condamnés à 70 heures de travaux d'intérêt général (TIG). Le troisième individu devra en effectuer le double. Les avocats de la défense ont dénoncé "un traitement judiciaire disproportionné voire anormal". Néanmoins, c'est un certain soulagement qui se lisait sur le visage des trois hommes à l'issue du jugement. Le procureur de la République avait requis des peines plus lourdes : 140 heures de TIG pour les deux premières et cinq mois de prison ferme avec mandat de dépôt à l'encontre du troisième protagoniste du dossier (en l'absence d'un casier vierge).

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