Près de Vire, des parents toujours mobilisés quatre semaines après la rentrée pour sauver une classe

Près de Vire, l'école de Saint-Jean-le-Blanc a perdu l'une de ses quatre classes à la rentrée. Les parents bloquent l'établissement depuis le 1er octobre.
Près de Vire, l'école de Saint-Jean-le-Blanc a perdu l'une de ses quatre classes à la rentrée. Les parents bloquent l'établissement depuis le 1er octobre.

L'école de Saint-Jean-le-Blanc (commune de Terres de Druance) a perdu à la rentrée dernière une de ses quatre classes. Déjà mobilisés en septembre dernier, les parents d'élèves sont de nouveau sur le pied de guerre cette semaine.

Par CM

C'est une histoire qu'on vous a déjà maintes fois racontée sur notre antenne et sur notre site internet. Celle d'un petit village de campagne qui se bat pour ne pas mourir. L'école, symbole de l'avenir d'un territoire, réveille souvent la combativité de ceux qui le peuplent quand elle est en danger. A Saint-Jean-le-Blanc, commune déléguée de Terres de Druance, près de Vire, la fermeture d'une des quatre classes a été vécue comme un coup dur. Quatre semaines après la rentrée, les parents sont toujours mobilisés.
 
Près de Vire, des parents toujours mobilisés quatre semaines après la rentrée pour sauver une classe
Reportage de Jean-Yves Gélébart et Thierry Cléon

Après une première manifestation le 23 septembre dernier, les voilà qui occupent l'école depuis ce mardi 1er octobre, quatre semaines après la rentrée scolaire. "On est là pour nos enfants. On n'est pas là pour notre plaisir. Bloquer l'école, ce n'est pas dans l'intérêt des enfants. On préfèrerait qu'ils soient en classe", explique Nolwenn Prigeant, la présidente des parents d'élèves. 
 

"Maintenir cette école pour maintenir la vie"

"La vie du village, en pleine campagne, tourne autour de l'école. Si il n'y a plus d'école, le risque c'est qu'il n'y ait plus de vie dans notre commune. Notre action elle est là : maintenir cette école pour maintenir la vie, les rencontres et les échanges dans le village", ajoute Stéphane Bourlier, président d'une association montée en 2011 par les parents et les habitants pour gérer la cantine. "Maintenir l'école, c'est aussi maintenir l'activité agricole. En milieu rural, c'est l'activité agricole qui est créatrice d'emploi."

Chiffres à l'appui, les parents espèrent faire entendre raison à l'inspection académique. "Nous atteindrons les 73 enfants début octobre. C'était normalement le nombre sous lequel il ne fallait pas descendre pour conserver nos quatre classes. Certes la carte scolaire est déjà sortie mais on espère qu'elle puisse être révisée en cas de force majeure." Une famille est ainsi récemment arrivée dans le commune mais ses deux enfants n'ont pas encore été comptabilisés.
 

Beaucoup d'élèves en difficulté

Du côté de l'Education nationale, on estime avoir fait un effort avec la mise à disposition d'une enseignante supplémentaire. A mi-temps. "La solution proposée par l'inspection d'académie ne nous convient pas du tout. On a vraiment beaucoup d'élèves en difficulté sur l'école de Saint-Jean-le-Blanc et d'avoir seulement un soutien à mi-temps pour nos enseignants ne suffit pas. Ils ont besoin d'être quatre enseignants toute l'année et surtout toute la semaine", plaide Nolwenn Prigeant, "Les jours où Louise (l'enseignante à mi-temps) est là, l'école peut vraiment se mettre en configuration quatre classes et là ils travaillent vraiment beaucoup mieux."

Les parents d'élèves entendent poursuivre leur blocage tant qu'ils n'auront pas obtenu gain de cause. 








 

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