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Comment réagir face à la découverte de munitions encore présentes en Normandie ?

Des engins explosifs datant de la Seconde Guerre mondiale sont encore ensevelis en Normandie et principalement dans les zones du Débarquement. / © Aurelie Misery
Des engins explosifs datant de la Seconde Guerre mondiale sont encore ensevelis en Normandie et principalement dans les zones du Débarquement. / © Aurelie Misery

Grenades, obus, détonateurs... 75 ans après le Débarquement, des munitions sont encore enfouies dans le sol et sur les côtes de Normandie. Quels sont les gestes à adopter (ou plutôt à éviter) en cas de découverte d'un engin explosif ?

Par Pauline Comte

Attention, danger ! Le sol normand regorge encore de munitions non explosées, datant de la Seconde guerre mondiale. Découverts dans un jardin ou sur une plage, les objets risquent encore d'exploser. Pour éviter tout accident de brûlure ou de projection d'éclats, les équipes de déminages recommandent la prudence.

Sur les 1000 demandes d'interventions annuelles des démineurs du centre interdépartemental de Caen, 90 % d'entre elles concernent la découverte de munitions. Cela représente 15 à 20 tonnes de munitions chaque année, dans les départements du Calvados, de la Manche, de l'Orne et de la Seine Maritime.

Concernant le littoral normand, le groupe de plongeurs démineurs est intervenu près de 680 fois en 2018, l'équivalent de 12,7 tonnes de TNT. 

"La découverte de munitions fluctue en fonction des événements météorologiques, comme les tempêtes et les grandes marées", remarque le groupe de plongeurs-démineurs. Selon cette unité de la marine nationale basée à Cherbourg, "il faudrait des centaines d'années pour nettoyer le littoral des munitions enfouies". Le 7 août, elle a effectué une opération de déminage sur Oye-plage.

 
 

Ne pas toucher

Il n'y a pas de petite munition. Quelque soit la taille de l'objet trouvé, les dangers existent, rappellent les démineurs. Pour éviter tout accident, voici les bons réflexes à adopter en attendant l'intervention d'une équipe de déminage :
  • il ne faut ni toucher ni déplacer la munition ;
  • il est recommandé de relever la position GPS et de prendre une photo de l'engin découvert, si cela est possible avant de s'en séloigner ;
  • il faut ensuite avertir la police ou la gendarmerie en composant le 17, si la découverte est faite sur la voie publique. Dans une propriété privée, la préfecture du département peut être directement contactée. Près du littoral, le 196 ou le 16 par radio VHF permettent aussi de signaler une déocuverte auprès du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage.
 

Dans l'Orne, un homme a trouvé la mort en manipulant une munition dans son garage, cette année. Les démineurs du centre interdépartemental de Caen, isnsitent : "il ne faut pas toucher et encore moins bricoler" l'objet découvert. Les amateurs d'Histoire ne doivent pas se laisser déborder par la passion et faire preuve de raison.
 

"La munition on la laisse là où on la trouvée et on n'y touche plus", les démineurs du centre interdépartemental de Caen


Le 7 juillet, à Formigny dans le Calvados, un particulier proposait lors d'un vide-grenier des détonateurs électriques "en très mauvais état", indique la préfecture de l'Orne dans un communiqué. Il s'agissait d'engins dangereux "utilisés par les Américains lors des opérations de juin 1944". Un démineur rappelle : "toutes les munitions - y compris les douilles - sont interdites à la détention".

 

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