Covid-19 : l'épidémie continue son recul en Normandie, mais attention à ne pas baisser la garde

La tendance nationale se confirme en Normandie, l'épidémie de Covid-19 continue de régresser mais l'Agence Régionale de Santé appelle à la vigilance. On est encore loin de l'immunité collective et il est plus que jamais essentiel d'aller se faire vacciner cet été.

Au 27 juillet 2021, près de la moitié des Normands a reçu ses deux doses.
Au 27 juillet 2021, près de la moitié des Normands a reçu ses deux doses. © Maxime JEGAT/PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

Tous les indicateurs sont à la baisse. Les derniers chiffres publiés par l'Agence Régionale de Santé de Normandie montrent que le virus du Covid-19 recule. Le taux d'incidence a baissé de 44% en une semaine pour se situer à 38,8% au 13 Juin. Le fameux R, cet indicateur qui permet d’estimer le nombre de personnes qu’un individu va contaminer en moyenne, est passé à 0,68, largement en dessous de 1, ce qui veut dire que l'épidémie décroit. Ces bonnes nouvelles ont pour conséquence de soulager le système de soins. Les hospitalisations continuent de baisser avec huit cent-vingt-quatre personnes hospitalisées en Normandie, dont quatre-vingt-dix-sept en réanimation.

Il ne faut pas baisser la garde !

A l'approche des vacances d'été, la crainte d'une pause estivale chez les candidats au vaccin inquiète les autorités. Depuis le début de la campagne de vaccination en Normandie le 4 janvier, deux millions-cinq-cent mille normands ont reçus une première dose et huit cent soixante-douze mille ont bénéficiés d'une vaccination complète. Chaque jour, cinquante-quatre-mille normands se font vacciner, dont 60% dans les centres dédiés. Des chiffres encourageants qui sont encore très loin de nous amener à l'immunité collective.

On a du mal à définir un seuil précis de vaccination pour atteindre l'immunité collective. Compte tenu de la variabilité du virus, on estime qu'il faut atteindre 80 à 85% de la population pour l'obtenir.

Docteur Benoît Cottrelle, Directeur-adjoint à la santé publique de l'ARS Normandie

La campagne de vaccination va donc continuer tout l'été et même s'amplifier avec l'objectif avoué d'atteindre un million et demi de normands vaccinés à la fin Août. Le directeur de l'Agence Régionale de Santé Normandie rappelle que les centres de vaccination offrent des créneaux multiples et variés pour se faire vacciner, "ils sont ouverts le soir, le week-end et accessibles pour certains sans rendez-vous" ajoute Thomas Deroche. Les départs en vacances ne doivent pas être un frein pour prendre rendez-vous.

Le délai entre la première et la deuxième dose de vaccin ARN messager oscille entre vingt et un et quarante neuf jours. On peut donc faire sa première dose avant de partir en vacances et la deuxième quand on revient. La vaccination, c'est très simple.

Thomas Deroche, Directeur de l'ARS Normandie

Des tests sérologiques dans les centres de vaccination

Ces tests qui sont expérimentés depuis le début de la semaine à Barentin en Seine-Maritime, permettent de vérifier si un patient a déjà eu le covid-19. Ils vont être déployés des la semaine prochaine dans tous les centres de vaccination de Normandie et permettront de proposer qu'une seule dose de vaccin à ceux qui ont déjà contractés le virus. 

On pense que 20% de la population a pu avoir contracté le covid-19, parfois sans même le savoir. Ces tests sérologiques vont nous permettre d'économiser des doses de vaccin.

Docteur Benoît Cottrelle, Directeur-Adjoint à la santé publique de l'ARS Normandie

Les gestes barrières restent utiles dans certaines circonstances.
Les gestes barrières restent utiles dans certaines circonstances. © Darek SZUSTER/PHOTOPQR/L'ALSACE/MAXPPP

 

Les gestes barrières sont encore utiles

Si le port du masque à l'exterieur n'est plus obligatoire, il reste encore indispensable dans beaucoup de cas précis. Dans des espaces intérieurs ou dans une file d'attente par exemple, dans chaque situation de proximité, il est recommandé de multiplier les gestes barrières. Le masque bien sur mais aussi l'utilisation du gel hydroalcoolique.

Ce n'est pas parce qu'on a reçu une dose de vaccin que l'on est protégé à 100%. Dans le meilleur des cas, quelques jours après la deuxième dose, on monte à 95%.

Dr Jean-Philippe Leroy, expert vaccination au CHU de Caen

 

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