Covid-19 en Normandie : l'épidémie poursuit son accélération, les tests beaucoup plus encadrés

Dans son dernier point épidémiologique, l'Agence Régionale de Santé de Normandie indique que le virus "est de plus en plus présent dans la région". Elle insiste sur la priorisation des tests.

Un test PCR pour le virus Covid 19
Un test PCR pour le virus Covid 19 © PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP
A l'exception du RO, correspondant au nombre de personnes qu'un cas positif va contaminer, l'ensemble des indicateurs continuent à augmenter en Normandie. Le taux d'incidence, soit le nombre de tests positifs pour 100 000 habitants, est ainsi passé en une semaine de 37,38% à 52,13 % et dépasse donc le seuil d'alerte. L'ARS note que le Calvados "rattrappe" dans ce domaine les départements de l'Eure et de la Seine-Maritime. Le taux de positivité des test est lui aussi "en progression".
 

Tout comme les hospitalisations avec 21 nouveaux patients admis à l'hôpital depuis le 11 septembre. Au 15 septembre, l'ARS recense ainsi 133 personnes hospitalisées en Normandie, dont 14 en réanimation.
 
© ARS
38 clusters en cours sont désormais recensés en Normandie. 27 sont en cours d'investigation, et sont concentrés dans trois départements : la Seine-Maritime (13), l'Eure (10) et le Calvados(4). "L’apparition de ces clusters reflète une circulation virale réelle, mais contrôlée, qui implique une vigilance accrue de la part de l’ensemble de la population. Elle doit nous inciter à respecter les mesures barrières, y compris lors de rassemblements avec famille et amis", indique l'ARS.

Des tests priorisés

Dans son dernier point épidémiologique, l'agence Régionale de Santé insiste longuement sur la priorisation des tests. Les centres de dépistage sont confrontés à une très forte affluence au point d'être saturés. A Caen, il faut parfois attendre près de trois heures pour être testé, et plus de trois jours pour obtenir le résultat. Le recours au force de l'ordre est même envisagé pour faire face aux tensions qui émergent dans les files d'attente.
  Si le dépistage reste accessible pour tous sans ordonnance, certaines catégories de population sont désormais prioritaires:Ces différentes catégories se voient désormais réserver l'accès aux sites mobiles déployés dans la région ainsi que certains créneaux horaires dans les laboratoires.

En revanche, pour les personnes non-prioritaires, il faut impérativement prendre un rendez-vous dans un laboratoire. "Cette priorisation assure une réduction des délais d’accès au prélèvement et aux résultats pour les situations les plus critiques", justifie l'Agence Régionale de Santé.

 
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